ANNA, MARIE, MORTIMER, PAULET
HORTIMER.
En ce moment, chargé des ordres de la reine. Un des lords vous attend dans la salle prochaine.
PAULET
Mortimer, je vous suis.
(iMorlimer t'est avancé et se relire sans laisser paniîue qu'il s aperçoive de la présence de Marie.)
MARIE
Peut-être, à mon aspect, Mortimer aurait pu montrer quelque respect. Instruisez-le, Paulet, d'un devoir qu'il ignore. Faites- le souvenir que je suis reine encore. Pourquoi, par desrigueursquejenecomprends pas. Ce surveillant nouveau qu'on attache à mes pas?
PAULET
Sladame, Mortimer est un neveu que j'aime. C'est le fils de ma sœur, c'est un autre moi-méiue ; Dans le «hâteau natal revenu près de moi. Rien en lui ne saurait exciter votre effroi. Des rivages français si sa libre jeunesse Rapporte dans ce lieu sa première rudesse, Je l'en estime plus. Je puis du moins oser De mes soins trop pesans sur lui me reposer : Tout votre art contre lui n'a que de faibles armes. Et ce n'est pas son cœur que séduiront vos larmes.
ANNA
Le cruel !
SCKiNE IV.
MARIE, ANNA
MAKIE.
Nous avons, au jour de nos grandeurs.
D'un cœur trop complaisant écoulé les flatteurs ; Il est juste sans doute, au jour de nos misères. D'accoutumer notre àme aux paroles sévères.
ANNA
Ah! madame.
MARIE
Je tremble, a i;e le rien cacher, Que, parmi ces écrits qu'on vient de m'arracher, Le nom de Leicester, mêlé par imprudence. N'instruise Elisabeth de notre intelligence.
ANNA
Vous me faites frémir.
MARIf).
Peut-être sans raison Foimé-je en ce moment un semblable soupçon ;
Mais mon cœur est frappé du plus funeslc doute.
ANNA
Madame, Mortimer s'approche et nous écoule.
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