ACTE IT, SCÈNE H
BUIU.EIGII.
Qiirind la reine en vos mains livra ce ministère, On pensait...
PAULET
On pensait, ou du moins je l'espère, Qu'en de plus pures mains ne pouvait êlre mis Le dépôt que la reine à ma garde a commis. Laissez-moi croire encor que ma noble maîtresse Compta sur mon honneur, et non sur ma bassesse.
BUULKIGH.
Le véritable honneur ne connaît qu'une loi ; Et c'est d'être lidèle à l'étal plus qu'à soi. Aux vulgaires regards ce qui paraît un crime , Vu d'un regard plus haut, souvent est légitime. Paiilet , la politique a ses vertus à jtart.
Du moins vous permettrez , en épargnant Sl^:art , Que , s'il le faut...
PAULET
Hlilord! ma demeure est sacrée.
Jamais un meurtrier n'en touchera l'entrée. Tant que Stuarl ici verra couler ses jours , Un meurtrier jamais ne tranchera leur cours Vous êtes établis pour prononcer sur elle ; Prononcez : obtenez sa sentence mortelle; Et lorsqu'à l'échafaud il lui faudra marcher, Sa sentence à la main qu'on vienne la chercher; Mes portes s'ouvriront. Mais, commise à ma g.irde, Ce soin plus que jamais jusqae-Ià me regarde; Et, d'un double devoir également jaloux , i Je vous répondrai d'elle, et lui réponds de vous.