‹ Magasin théâtralChapitre 71 sur 1475 · M-» DUBREUIL, ROSE · texte numérisé non relu

M-» DUBREUIL, ROSE

MADAME DUBREUIL

Rose, monsieur Valcés nest pas encor rentré ?

ROSE

Les oisifs de l'hôtel déjà l'ont entoure'.

MADAME DUHREUIL.

S'occupe-t-il de moi?

ROSE

De vous ! Jamais, madame.

MADAME DUBREUIL

11 ne pense pas être aussi près de sa femme.

ROSE

Il ne s'en doute pas , et votre cher époux Ke m'a dit qu'un seul mot sur Pauline et sur vous. Mais quel motif ici près de lui vous appelle, Dites-le-moi ?

MADAME DUBREUIL

La chose est toute naturelle.

Un procès appela mon époux à Paris.

Ce procès çst gagné. Charmé de ce pays, Dont le vaste tableau plaît à sa médisance.

Monsieur prétend encor prolonger son absence. Et, pour vivre en ces lieux en pleine liberté. Prend un nom qu'autrefois il n'avait point poité. 11 veut , par ce moyen , me cacher sa conduite , Des gens de sa province éviter la poursuite ; Mais des amis certains ont osé m'avertir Des dangers qu'à Paris il pourrait bien courir. Inquiète , je pars; et, pour juger moi-même De l'écueil oii l'attire une faiblesse extrême. J'habite prudemment le même hôtel que lui.

ROSE

Ne vous ferez-vous point reconnaître aujourd'hui?

MADAME DUBREUIL

Il n'est pas encor temps.

ROSE

Qu'est-ce qui vous arrête ?

MADAME DUBREUIL

J'ai, depuis quelques jours, certains projets en tête. Pauline est-elle encor dans son appartement?

ROSE

C'est elle qui vers vous s'approche en ce moment.

(Rose sort.)

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