‹ Magasin théâtralChapitre 72 sur 1475 · PAULINE , M"" DUBREUIL · texte numérisé non relu

PAULINE , M"" DUBREUIL

MADAME DUBREUIL

Ma Pauline, qu'as-tu ? Rêveuse, embarrassée, Duvernoi, je le vois, occupe ta pensée.

PAULINE

Ma mère...

MADAME DUBREUIL

Je suis loin de condamner ton choix.

PAULISE.

Vous l'approuvez?

MADAME DUBREUIL

Sans doute ; et j'ai plus d'une fois, Quand tu voulais blâmer son ardent caractère , Défendu ce défaut ; il montre un cœur sincère. J'ai surpris ton secret, ma fille; et je vois bien Que tu n'as pas encor su deviner le mien.

PAULINE

Vous avez des secrets?

MADAME DUBREUIL, souriant.

D'une haute importance; A ta soumission j'en dois la confidence. Tu crois ton père absent ?

PAULINE

Sans doute.

MADAME DUBREUIL

11 est ici , Et près de nous demeure en cet hôtel garni.

PAULINE

Que j'aurai de plaisir à revoir ce bon père!

MADAME DUBREUIL

Je sais une nouvelle à ton cœtir aussi chère ; Du jeune Duvernoi le père est en ce lie» , Et nous allons le voir.

PAIUSE.

11 vous connaît?

LE MEDISANT.

MADAME DUBREUIL

Un peu.

Mais ton père avec lui fut lié dès l'enfance. S.ins leur vieille amitié, sans cette circonstance Qui dut me prévenir pour monsieur Duvernoi, Je n'aurais point permis que. son Hls vint chez moi.

PAULINE

Monsieur Duvernoi fils ne connaît point mon père. Pensez-vous qu'il lui plaise?

MADAME nCBliEL'IL.

Il lui plaira, j'espère.

Silence! il vient à nous.

PAULINE

C'est lui, je le vois bien.

MADAME DUBREUIL

Garde bien mon secret.

PAULINE

Je ne lui dirai rien.

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