PAULINE , M"" DUBREUIL
MADAME DUBREUIL
Ma Pauline, qu'as-tu ? Rêveuse, embarrassée, Duvernoi, je le vois, occupe ta pensée.
PAULINE
Ma mère...
MADAME DUBREUIL
Je suis loin de condamner ton choix.
PAULISE.
Vous l'approuvez?
MADAME DUBREUIL
Sans doute ; et j'ai plus d'une fois, Quand tu voulais blâmer son ardent caractère , Défendu ce défaut ; il montre un cœur sincère. J'ai surpris ton secret, ma fille; et je vois bien Que tu n'as pas encor su deviner le mien.
PAULINE
Vous avez des secrets?
MADAME DUBREUIL, souriant.
D'une haute importance; A ta soumission j'en dois la confidence. Tu crois ton père absent ?
PAULINE
Sans doute.
MADAME DUBREUIL
11 est ici , Et près de nous demeure en cet hôtel garni.
PAULINE
Que j'aurai de plaisir à revoir ce bon père!
MADAME DUBREUIL
Je sais une nouvelle à ton cœtir aussi chère ; Du jeune Duvernoi le père est en ce lie» , Et nous allons le voir.
PAIUSE.
11 vous connaît?
LE MEDISANT.
MADAME DUBREUIL
Un peu.
Mais ton père avec lui fut lié dès l'enfance. S.ins leur vieille amitié, sans cette circonstance Qui dut me prévenir pour monsieur Duvernoi, Je n'aurais point permis que. son Hls vint chez moi.
PAULINE
Monsieur Duvernoi fils ne connaît point mon père. Pensez-vous qu'il lui plaise?
MADAME nCBliEL'IL.
Il lui plaira, j'espère.
Silence! il vient à nous.
PAULINE
C'est lui, je le vois bien.
MADAME DUBREUIL
Garde bien mon secret.
PAULINE
Je ne lui dirai rien.
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