‹ Magasin théâtralChapitre 721 sur 1475 · SCIL^E · texte numérisé non relu

SCIL^E

RîELVIL. véiii de iioir ; AN'iNA, cgaîomenl en deuil.

MF.l.VlL.

Oui, c'est moi , c'est j\ielvil.

ANNA

Eitcclicul metrompé-je?

On veut bien m'accorder ce triste privilège ,

Et rendre à tous les siens , en ces derniers instans ,

Son aspect à leurs yeux interdit si long-temps.

ANNA

Hélas:

MELVII,.

S'il est permis d'être introduit vers elle , Conduisez à ses pieds un serviteur fidèle.

ANNA

Aucun ne peut vers elle être encore introduit. Ai)rès les soi.'is divers de cette borrible nuit , Elle veut être seule: et nous l'avons laissée tievant vers le ciel sa dernière pensée, (juaud pour elle ici-bas tout va sitôt Unir , Elle veut avec Dieu seule s'entretenir.

Cil! d'un semblable jour ai-je pu voir l'aurore !

MELVIL

Il n'est pas temps , Anna , de s'attendrir encore. Tour remplir dignement notre dernier devoir , l). fendons notre coeur du conunun désespoir; El tandis qu'aux regrets, aux larmes , à la plainte, (i'iîcun autour de nous se livre sans contrainte , K.ius , secouroiis la reine, elsacbons aujourd'hui El guidv.'r djnssaroulcel lui servir d'apjjui.

ANNA

Ra-hii!

MELVIL

Et , dites-moi, coiiiment la reine a-t-eile D'une si prompte mort entendu la nouvelle? Car son cœur était loin du coup qui l'a frappé.

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