SCÈNE III
INÈS, DIÉGARIAS.
INJÈs, à Diégarias.
Cet homme , étes-vous sur de lui ?
DIÉGARIAS, avec indifférence.
Il se dit mon ami.
INÈS
Que veut-il ?
DIÉGARIAS.
Mon appui.
INÈS
Son billet, cependant, n'a point de signature... Je crois même qu'on a déguisé l'écriture.
DIÉGARIAS.
Eh bien !
INÈS
Sur un vieillard on ose tout tenter.
DIÉGARIAS.
Un homme qui supplie est-il à redouter ?
INÈS. [traître.
Qui vous dit , monseigneur, que ce n'est point un Un ennemi caché qui vous cherche, peut-être , Et qui , pour pénétrer jusqu'en votre maison. S'est servi de la ruse et de la trahison ?
DIÉGARIAS.
Dans quel but voudrait-on attenter à ma vie?... Ai-je un nom... ai-je un rang qui tente ou qu'on
[envie?,..
Suis-je un de ces mortels qui portent sur leur
[front, Trois cents ans de grandeur sans un seul jour INÈS. [d'affront?...
Soyez prudent, mon père,
DIÉGARIAS , retombant dans sa rêverie.
0 destinée étrange!..
Aujourd'hui dans la pourpre eî demain dans la
[fange: .. —