‹ Magasin théâtralChapitre 766 sur 1475 · EDITH, BERTHA · texte numérisé non relu

EDITH, BERTHA

[Au lever du rideau, Edith est assise à l'extrême droite, et semble rêver profondément . Des jeunes filles entourent son fauteuil 'Ber- Iha leur fait signe de se retirer, et reste seule arec Edith.)

BERTHA

Toujours le front rêveur !... quelle sombre pensée Te préoccupe donc, heureuse fiancée ?

Héritière des ducs, des princes de Glentorn, Epouse de Ronald, sœur d'Allaster de Lorn ! Quand de vos deux maisons les nobles armoiries, Aujourd'hui par l'hymen vont se voir réunies ; Quand Ion bonheur' est sur, quand les bardes du Nord, Les scaldcs font pour toi vibrer les harpes dor; Quand secondant les vœux d'un fiancé, d'un frère; Ils chantent ton hymen en qui leur joie espère. Toi seule es insensible à des vœux faits pour toi ; Dans les regards troublés se lit un vague effroi. . Lord Ronald, ton époux..

EDITH

Il ne l'est pas encore-

BERTHA

Eh quoi! le descendant des guerriers d'Innestore, Ronald, ce chevalier si vaillant, ce héros Dont la gloire jamais n'a quitté les drapeaux ; Ce baron tout-puissant, le noble lord des Iles, Lui qui t'apporte en dot cent domaines fertiles; Lui de qui les trésors encombrent les palais, Lui qui traite de pair avec le fier Anglais, Dédaignes-tu sa main? Pourquoi dans sa demeure, Dans les mursd'Artonish, es-tu donc?

EDITH. y

Oui, je pleure, Oui, je suis triste, amie . et tous ces vains transports. Ces chants de mon hymen, la harpe et ses accords,

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