‹ Magasin théâtralChapitre 801 sur 1475 · ARGILE · texte numérisé non relu

ARGILE

Parlez.

DUNVEGAN.

Expliquez-vous.

LORN.

Vous n'aurez point la guerre.

Avec Bruce du moins, j'en réponds; aujourd'hui. Plus de vingt mille bras sont armés contre lui. La croix de feu dans l'air a brillé : ma vengeance En cet instant peut-être ou s'achève, ou commence. Fraser, Graham, vous tous, enfin, me soupçonner! Croire qu'à Bruce, moi, je pourrais pardonner!... Tandis qu'en vains plaisirs vos instants se consument, J'agis! voyez là-bas ces signaux qui s'allument! A mon appel de mort les feux ont répondu, Notre haine l'emporte, et Robert est perdu ! Voyons, accusez-moi, condamnez ma prudence ; Dites qu'avec Ronald je suis d'intelligence ; Que je voulais sauver notre ennemi-..

GRAHAM

Milord, Je le confesse ici pour tous, nous avions tort- Oubliez des soupçons que rien ne justiBe.

LORN.

Point d'excuses, Graham, pour des torts que j'oublie- Ce n'est pas sans efforts que j'ai pu consentir, Quand je tenais ma proie, à la laisser partir. Mais je sais quand il faut me faire violence-

» Résister n'eût été qu'un acte de démence.

J'ai cédé, mais le plan dans ma tète arrêté Aussitôt que conçu put être exécuté.

Vous savez tout, Ronald garde la foi jurée : Que de Bruce à présent la tête soit Uvrée. Qu'importe ! il a tenu ce qu'il avait promis. Par là, je le conserve au rang de nos amis. Stuart, Douglas, Randolph peuvent tirer le glaive : Bruce mort, leurs projets passeront comme un rêve. Pour le pays, pour nous se lève un jour nouveau ; De nos sanglants discords éteignant le flambeau. Soutenons Edouard, maintenant notre maître-

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