SCÈNE Vlîl
CÉSAll, COLOMBET, M"' DE NOllAN, EDMOND.
CÉSAR, à part. Allons, voilà un ménage désuni, perdu!... Mais, morbleu! nous verrons!...
M"" DE NOHAN. Eh ! mon Dieu ! messieurs, que faitt'S-votis do.ic ici?
CÉSAR. Cette voix! ciel!...
M"" DE NOHAN. On a besoin de vous, monsieur Ferdinand, rien ne marche.
COLOMBET. Oh! d'abord, madame, permettez-moi de vous présenter l'ami que je vous annonçais tout à l'heure,
M"'* DE NOHAN. Vous savez que vos amis... (À part.) Monsieur César !...
CÉSAR, sa/uanf. Madame!...
COLOMBET. Un charmant garçon, qui a des chagrins de cœur, et .ses chagrins, il vient les oublier dans votre salon. ..
CÉSAR. Où l'on oubhe vite le passé, je crois...
M™* DE NOHAN. Eh! mon Dieu! n'est-ce pas ce qu'on a de mieux à faire ?
COLOMBET. Ah! oui... comme de s'étourdir sur le présent... quand il es' triste, et... {Se reprenant vivement.) Mais pardon, belle dame, votre service me réclame, et pour vous je ne me ferai jamais attendre*. {Bas, à César.) N'est-ce pas, mon ami, qu'elle e.t charmante?...
'César, Colombet, Edmond.
'* Edmond, César, Colombat, M""» de Nok»o.
CÉSAR. Oui, oui... parbleu!...
COLOMBET. Le cœur malade, percé d'outre en outre par une coquette.
M"' DE NOHAN. Monsi. ur est homme sans doute à se faire une philosophie?...
COL-OMBET. Oui .. ici, uion cher, nous sommes tous des philosophes.
Il sort.
EDMOND, bas, à César. Excepté moi, qui n'espère plus qu'en vous...
il suit Colombet.
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