JUSTINE, M"* DE NOHAN, M"'" D'AIGUE- PERSE, URSULE
M""* d'aigueperse. Vous savez, madame, quel devoir nous amène auprès de vous.. . et notre circulaire que vous avez reçue. ..
M°'* DE NOHAN. Oui, mesdaujes.
URSULE, à part. Elle ne me voit pas,
M"'* DE NOHAN. El je VOUS remercie de me donner cette occasion de faire un peu de bien. Eh! mais... je ne u)e trompe pas... Ursule!
URSULE*. Elie m'a reconnue... Henriette!
M'"* d'aigueperse. En effet, madame, vous connaissez ma hlle. ..
M""^ DE NOHAN. Oh! il y 3 longtemps
lorsque nous suivions ensemble des cours, où, si jeune encore, elle se faisait remarquer par une sagesse exemplaire...
URSULE. Et vous, par votre esprit et votre gaieté.
M"' DE NOHAN. Je me disais aussi... madame d'Aigueperse !... mais je connais ce nom-là !...
URSULE. C'est comme moi!... je n'avais point oublié qu'Henriette était devenue madame de Nohan... J'étais sure qu'elle me saurait gré de l'avoir placée sur ma liste.
* .lustine, M™f de Nohan, Ursulr, M"" liAiL'.nivrsi'.
MAGASIN TTIÉATRAI.
M"" DE NOHAN. Sans doutc... et plus que vous ne pensez.. . Mais asseyez-vous donc !... Justine...
M"" d'aigueperse. Non, de grâce... il faut que nous vous quittions; nous sommes pressées... Il y a dans cette maison même une dame... la marquise de Sennebon !
M™* DE NOHAN. Ma voisine une dame
très-respectable qui aime peu les plaisirs de ce monde.
JUSTINE, n part. Aie ! elle ne fera pas notre éloge!
M"'* d'aigueperse. On a dû nous annoncer chez elle... et nous allons...
M"" OE NOHAN *. Oh ! non... non... vous irez seule.. • Laissez-moi Ursule... un moment... Le temps de rendre votre visite chez la vieille marquise I
M"" d'aigueperse. Mais...
URSULE. Ma mère... je vous en prie...
M"' D'AIGUEPERSE. Puisque vous le voulez... je vous laisse et je reviens pour recevoir votre offrande.
M"* DE NOHAN. Elle sera prOte.. Justine, annoncez madame... Oui, mon offrande et celle de tous mes amis.^
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