ACTE IV, SCENE III
qui désormais partagèrent pour vous mon dévoùment.
LA DL'CHESSE.
Ce dévoûnient, puis-je y eonii)ler... puis-je le réclamer ?
MASUAM.
Daignez me donner vos ordres.
LA DDCHESSK, le regardant avec bienveillance.
C'est bien ! Masham , je suis contente de vous. (Lui faisant signe d'avancer. ) Approchez. HASDAH, à part.
Quels regards pleins de bonté ! je nen reviens pas.
LA DUCHESSE
"Vous m'écoutez, n'est-ce pas?
HASHAM.
Oui, milady. (A part.) Que peut-elle me vouloir?
Il s'agit d'une mission importante dont la reine m'a chargée , et pour laquelle j'ai jeté les yeux sur vous. Vous viendrez me rendre compte chaque jour du résultat de vos démarches , vous entendre avec moi et prendre mes ordres pour arriver à la découverte du coupable.
HASHAU.
Un coupable?
LA DUCHESSE
Oui , un crime audacieux et qui ne mérite point
de grâce , a été commis dans le palais même de
Saint-James. Un membre de l'opposition, que du
reste j'estimais fort peu, Richard Bolingbroke...
HASHAM , à part.
O ciel !
LA DUCHESSE
A été assassiné !
HASHAM . a>ec indignation.
Non , madame , il a été tué loyalement et l'épée à la main , par un gentilhomme , insulté dans son honneur!
LA DUCHESSE
Eh bien ! si vous connaissez son meurtrier... il faut nous le livrer, vous me l'avez promis , et nous avons juré de le poursuivre.
HASHAH.
Ne poursuivez personne, madame, car c'est moi!...
Vous , Masbam l
HASHAH.
Moi-même.
LA DUCHESSE , vivement , et lui mettant la main sur la bouche.
Taisez-vous !... taisez-vous !.. que tout le monde l'ignore! Quelles clameurs ne s'élèveraient pas contre vous , attaché à la cour et à la maison de la reine !... (Vivement.) Il n'y a rien à vous reprocher... rien , j'en suis sûre... Tout s'est passé loyalement... vous me l'avez dit ; et qui vous voit , Masham , ne peut en douter... Mais la haine de
ik
nos ennemis et votre nomination d'officier aux gardes le jour même de ce combat... ooni elle semble la ré(om!en«e. .
M.VSHA.M.
C'est vrai !
LA DLC13ESSE.
Nous ne pourrions plus vous défendre.
MASUA3I.
Est-il possible!... un pareil intérêt!...
LA DLCIIESSE.
Il n'y a qu'un moyen de vous sauver... Ce que vous désiriez tout à-l'heurc si ardemment : il faut partir pour l'armée.
«ASHAM.
Ah ! que je vous remercie !
LA DUCHESSE, ûvec émolion.
Pour peu dejours, Masham... le temps que cette affaire s'apaise et s'oublie... Vous partirez dès demain , et je vous donnerai pour le marécha/ des dépêches que vous viendrez prendre chez moi.
HASHAM.
A quelle heure?
LA DUCHESSE
Après le cercle de la reine. . ce soir !... Et de peur qu'on ne soupçonne votre départ , prenez garde que personne ne vous voie !
HASHAH.
Je vous le jure! Mais je ne puis en revenir encore... vous que je craignais .. vousque je redoutais... Ah ! dans ma reconnaissance... je dois vous ouvrir mon ame tout entière...
LA DUCHESSE
Ce soir vous me direz cela... Du silence! on vient.
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