HA!>HAM
Vous avez raison, il vaul mieux en parler a la reine.
ABIGAIL , vivement.
Encore moins !.. .
MASUAM.
C'est pour cela , cependant ! que ce ma! in je lui ai demandé une audience. . . et je sui- sur qu'elle nous protégerait... car elle m'a accueilli avec un air si aimable et si bienveillant.
ABIGAIL , à pari.
11 appelle cela de la bienveillance.
MASIIASI.
Kl elle m'a tendu gracieusement sa belle main... que j'ai baisée. (AAbigaïl.) Qu'avez-vous, la >ôtre est glacée ?. . .
ABIGAIL.
>'on.. . (A part.) Elle ne m'avait pas dit cela ! (Haut.) l"t moi aussi, Masham , je suis déjà en grande faveur auprès de la reine... je suis comblée de ses bontés , de son amitié , et cependant, pour noire bonheur à tous deux , mieux eût valu rester pauvres et misérables et ne jamais venir ici à la cour, au milieu de tout ce beau monde, où tant de dangers , tant de séductions nous environnent.
MASHAH , avec colère.
Ah! jecomprends... quelques-uns de ces lords... de ces grands seigneurs... On veut nous séparer, nous désunir... vous ravir à mon amour.. .
ABIGAIL.
Oui , c'est à peu prés cela. Silence, on frappe : c'est Bolingbroke, à qui j'ai écrit de venir ! Lui seul peut me donner avis et conseil.
MASUAM.
Vous croyez?...
ABIGAIL.
Mais pour cela, il faut que vous iioas laissiez !
MASHAM, étonné.
Moi!...
ABIGUL.
Ah ! vous m'avez promis obéissance...
MASUAM.
Et je tiendrai tous mes sermcns!
( Il lui baise la main et son par la porte du fond.)