SCENE X
Les 3ijÎMEs , MICHEL.
31ICHEL , accourant ci Longue-Epcc. Seigneur , la galère vous attend au port... Déjà les esprits s'agitent , les rues se remplissent de gens armés... et des proclamations excitent d'horribles querelles...
LA COMTESSE. Partons... mon fds...
hâtons-nous...
LO\GLE-ÉPÉE. Oui , ma mère... en France !... en France !...
NICÉTAS. En France, dites-vous, quand la gloire est à Constanlinople... Déjà les Langes , les Ducas se forment des partis... les ambitions se lèvent... mais à vous , dernier des Comnène , les varangues et le sénat , à vous la gloire et le trône de l'empire. . .
La comtesse, Agnès et Michel se pressent autour de Longue-Epee avec inquiétude.
LONGUE-ÉPÉE. Moil monter sur un trône où mon père n'a pu rester qu'en répudiant ma mère... Moil régner dans une cour où j'ai vu condamner ma mère et ma fiancée.. Je ne m'appelle point Comnène, mais le comte de iNIontfort dit Longue-Epée... Je ne veux pas un trône qi'c je ne pourrais défendre que par la trahison et d'où je tomberais par la trahison, mais un bon château fort que je pourrai défendre avec l'épée.. c'est Dieu qui me conseille .. En France... ma mère... ( à ^gnès.) en France I...
NICÉTAS. Et qui donc , mon Dieu I régnera demain sur l'empire d'Orient ?...
LONGUE-ÉPÉE. Qui donc? Une reine qui toujours punit et décime les peuples insoucians et blasés... ( Cm et tocsin nu dehors. ) Entendez-vous : ces cris de la foule sont ses concerts... Ce tocsin ! c'est la voix de cette reine impitoyable.
NICÉTAS. Grand Dieu!... la guerre civile...
LONGUE-ÉPÉE. La guerre civile !
Tumidte au dehors, tocsin, cflVoi des se'nateurs.
FIN
Paris. — Imprimerie de V^ Do>DEï-DurRÉ, rue Saiut-Louis , n" ^(>.