‹ Magasin théâtralChapitre 1050 sur 1711 · SCENE YIIÏ · texte numérisé non relu

SCENE YIIÏ

Les Mêmes, M»e ûE FRANCMESNIL, G.UTHIER. u™"-' DE FRANCMESNIL, inquiète, à son mari. Qu'y a-t-il donc? j'accours, monsieur; on \ient m'annonrer que vos jours sont comproiwis.

MARCEL

Ses jours? non, madame, mais son honneur... oh ! pour lui c'est peu de ciiose, car il ne respecte pas l'honneur d'autrui.

FRANCMESNIL, « 5a femme.

Madame, par quelle combinaison venez-vous en ce lieu?

MARCEL

Et pourquoi n'y viendrait-elle pas? i'y suis bien, moi!

Il s'approtlin de M"" de FiMncmcsai! avec iiisc'r.-K-e.

FRANCMESNIL, l'arrêtant.

Monsieur, respectez ma femme.

MARCEL

Et toi, as-tu respecté la mienne ?

FRANCMESML, UVCC colcrc

Misérable !

Il s'avance Vi is ]\L;ivel *. CACTHIER.

Halte là! mon beau monsieur, c'est mon fils, et si vous le menacez de la voix ou du geste...

Mme D£ FRANCMESNIL.

Encore une fois, que dois-je penser?

CAROLINE, à part.

La honte ne fait donc pas mourir?

FRANCMESNIL, bas ù SU femme.

Croyez bien, ma chère amie...

M"" DE FRANCMESNIL, bùS.

Pourquoi vous justifier?

FRANCMESNIL, bas.

Vous êtes généreuse !

M™'-- DE FRANCMESNIL, bUS.

Je suis ce que je dois être... mais cette scène est un scandale, et il faut apaiser ces gens irrités. {A Marcel.) Monsieur, quel que soit le motil qui vous ait porté à me faire assister à cet éclat, j'en souffre; mais je rends grâce au ciel si ma présence peut contribuer à calmer l'irritation naturelle que vous devez ressentir... Monsieur, vous avez des enfans?

Marcel interroge sa feniraedn regard.

CAROLINE, d'union de reproche et avec douleur. Ah! monsieur!...

j|Bie DE FRANCMESNIL.

Nous les élèverons, et je me charge...

MARCEL, l'interrompant.

Non, madame, j'ai des bras et du courage, mes

Francmesnil, M™* de Francmesnil, Marcel, Gauthier, Caroline sur le canapé

enfans sont à moi; vous no me devez rien, je ne puis rien accepter pour eux ni pour personne.

^me DE FRANCMESNIL.

Mais votre position est fâcheuse, je m'en suis aperçue chez vous.

MARCEL

Ce n'est pas vous qui l'avez faite ce qu'elle est, vous n'avez rien à réparer.

GAUTHIER

Bien, Marcel ! bien, mon garçon!

l£ine DE FRAiSCMESNIL.

Il est un devoir que l'honneur nous impose, nous \e remplirons. {A son mari.) Votre main, s'il vous plaît, mes chevaux sont en bas.

FRA.NCMESNiL, à Maixcl avcc dignité.

Après ce qui s'est liasse entre nous, monsieur, je vous répéterai ce que vous venez d'entendre de la bouche de madame : il est un devoir que l'honneur nous impose, nous le remplirons.

GAUTHIER, sa plaçant devant Fruncmesnil.

Monsieur, ne l'oubliez plus, dans le mariage, il n'y a, pour le pauvre, de bonheur que par l'union : respectez le ménage du pauvre.

W\VV\\\\\\\\\\\\\\WVV\\VVV\\\V\\\\V\\\\'VVWV\V\WaX'\'\V'V\v\v

Page 1