‹ Magasin théâtralChapitre 1068 sur 1711 · MAGASIN · texte numérisé non relu

MAGASIN

CAROLINE, avec désespoir Ah ! malheiueusel

GAUTHIER, modérant sa fureur Marcel ! Marcel, dès qu'elle a compris sû faute, elle s'est repentie : je l'estime, ta femme : elle est réhabilitée à mes yeux, aux yeux de tous. Toi, ta conduite actuelle n'a pas d'excuse.

CAROLINE, avec dignité.

Marcel, c'est l' expérience du malheur et la ferme résolution de bien vivre qui me donnent ici le courage de résister à votre volonté ; mais plutôt que de voir dans mon mcnage une femme qui vienne y prolongerla désunion, j'aimerais mieux...

MARCEL

Une séparation ! non! pas de séparation... Vous, vous vivrez partout où je veux vivre (4 par/.) Ne celions pas 1

CAROLINE

Ml place est dans ma famille jusqu'au jour où vous pourrez subvenir à nos besoins

UARCEL.

Vous faites sonner bien haut cette parole aujourd'hui! vos besoins!... vos besoins!... pourquoi ne plus TOUS adresser à M. de Francmesnil? GAUTHIER, furieux.

Misérable ! . . . Caroline ,vous ne pouvez plus res-

I ter ici ; venez, quittez celle demeure; venez, je suis votre père, et je serai le père de vos cnfans, ' venez

j MARCEL, avec autorité et colère

I Je veux que ma femme habite avec moi, je le j veux

j GAUTniER.

i Tu n'as plus le droit d'être époux, puisque tu es j assez lâche pour insulter uue femme.

MARCEL

Page 1