SCENE XIII
Les Mêmes, MARCEL*.
BiARCEL, à part, contrarié, Mon pèrel
GAUTHIER
D'où viens-tu? qu'as-tu fait? Nina... la montre...
CAROLINE, cherchant à l'apaiser.
Monsieur Gauthier...
MARCEL
Mou père, qu'est-ce donc ?
GAUTHIER
Qu'as-tu fait de la montre?
Caroline peut vous dire que nous devions la vendre; j'ai été la vendre.
GAUTHIER
Mais où allais-tu avec Nina?
MARCEL
Ne puis-je sortir avec Nina?
GAUTHIER
Non, tu veux perdre cette jeune fille.
MARCEL, avec ironie, en s' asseyant.
Ah! c'est madame qui a été vous faire cette histoire.
G.AUTUIER.
Tais-toi...
MARCEL
Eh! mon père!
GAUTHIER
Tais-toi, tu me dois le respect, à moi.
CAROLINE, allant à Marcel.
Écoutez, Marcel, ce que je vais vous dire est
sérieux...
MARCEL, l'interrompant.
Je ne supporterai pas un seul mot de reproches.
CAROLINE
Je n'en veux pas faire entendre ; mais c'est à moi de vous le dire à présent , et je vous parle devant votre père, nous ne saurions désormais vivre ensemble qu'à une condition... MARCEL, Étonné
Une condition?
CAROLINE
Oui, c'est que jamais Nina ne reviendra chez nous : sa présence n'y pourrait produire que le trouble. Rappelez- vous ce que vous avez dit vousmême : je veux qu'il n'aient que de bons exemples, pour qu'ils soient un jour d'honnêtes gens.
MARCEL
Ahl madame raille! [A part.) Elle ose me donner une leçon, à moi, elle 1
GAUTHIER, en lui remeiiaut la lettre.
Oui, on vous ramène vos enfans.
MARCEL
Mes enfans !
GAUTU1E1-.
L'argent de la montre doit servir à leurs besoins. Tu dois du pain à tes enfans et à ta femme.
MARCEL
Ma femme! ma femme a des amis riches t • Marcel, Gauthier, Caroline, Mme AUard.