I.E DOCIEUR
Nous en causerons une autre fois, longuement, à notre aise; et dans peu de temps, quand vous serez toul-à-fait rétablie, je compte qu'à la noce de votre fils, vous ouvrirez gaiement le bal avec moi... Oh ! je sais tout, je sais tout!
MAUELbl>E, à part.
Nos amoureux ont profilé des instans.
M""^ LAGKAïNGS, avcc irislesse.
Hélas! docteur, ce n'est pas moi qui voudrais mettre obstacle à leur bonheur!
A>URÉ, avec joie.
Comment, ma mère, vous consentez?
ADtîLE , de même.
Oh! madame, que vous êtes indulgente et bonne !
LE oocTuuii, nionirant Adèle.
Ah! mon cher André, quel trésor vous aurez là ! [A Adèle.) Ne rougissez pas, mademoiselle, les éloges ne sauraient être exagérés, quand il s'agit de vous. Le récit touchant et naif de vos malheurs m'a intéressé plus vivement que vous ne pouvez le croire. Votre amour pour André est à mes yeux une preuve de la pureté de votre âme. (A Mme Lagraiigi'.) Il faut que ce mariage ait lieu, madame Lagrange, il le faut, je le répète, et nous y gagnerons tous : vous , qui trouverez deux consolateurs au lieu d'un ; eux, fiers de leur bonheur et du vôtre, et moi... oh! moi, je vous le jure, je n'aurai plus rien à désirer!... Allons, c'est décidé; ne nous occupons plus maintenant que de votre santé.
M"*" I.AGRASCE.
Mes enfans, je vous en prie, laissez-nous seuls.
Mais, ma mère ..
LE docieÙr.
Allons, André, il faut bien satisfaire à une petite fantaisie de malade.
ANDKÉ.
Je me retire.
AnfeLE. li un ion ràlin, à M"^^ Lagrange. Me pcrmettrez-vous de revenir tout-à-l'heure vous faire une visite intéressée?
MADELEIINE. â pari.
C'est à revoir M. André qu'elle est intéressée.
Elle rentre dans la rii.imlire de M"" I.agrange. M'"*' LAGRANCE, à Adèle.
Revenez quand il vous plaira, mon enfanl; n'ètes-vous pas déjà de la famille?
ADÈLE
Adieu, monsieur le docteur. A bientôt, monsieur André!
a:ndi:é.
A bientôt!
Il lui Ijaise la main, M"" Lagrange l'embrasse sur le front. Ailèïesorl p<ir le fond.
LE DOCTECR, a pari, avec aiiendri.iscnnut Oh! toute la grâce de sa mère!
ANDIIÉ, à part.
Oh ! pardon, ma mère, si je vous désobéis.
Il feint de sortir el reste à la porte de sa chambre enlr'onverte. M"" Lagrange est dans un fauteuil, le dos tourne à Andro, le Docteur s'assied auprès d'elle.