SCENE XII
Mn-e DE RUTNER, SES FILLES, EMILE. Au
fond, LE COLONEL, recevant des dépêches de
plusieurs officiers, auxquels il donne des ordres.
EMILE à lacoml&sse à voixhasse et sur i avant-scène.
Jugez de ma joie, madame, quand j'ai su que ' ce château était le vôtre! Vous voirl CISKA , bas , à Charlotte.
Vous , c'est toi!
ÉUILE.
Et être assez heureux pour calmer mes inquiétudes et celles de ces demoiselles. Le colonel Sirmet est mon ami, mon ancien à l'école militaire; ne vous arrêtez pas à sa figure sévère et à ses formes un peu absolues ; c'est un noble cœur et l'un des plus beaux caractères de l'armée ; mais orphelin dès son enfance, les affections de famille lui ont manqué. L'empereur l'aime et c'est tout dire ; permettez-moi de vous présenter à lui.
LE COLONEL
Messieurs, l'inspection dans uneheure, allez. ( Les officiers sortent. ) Veuillez m'excuser, mesdames, si mon devoir m'a fait tarder d'un instant à vous offrir mes respects.
* MoutUeron, le Coiontl, Scrapluu un fond, Emile, la Comtesse, ses Filles.
EMILE
Colonel, c'est de M^^^ la comtesse et de ses charmantes tilles que je vous ai si souvent parlé, depuis mon séjour à Aix-la-Chapelle.
LE COLONEL, poli, mais froid.
Madame, je me félicite d'avoir parlé, ainsi que vous venez d'entendre, avant de savoir où j'étais.
jime RUTNER.
Colonel, nous tâcherons de vous témoigner toute notre reconnaissance pour la sécurité. ( Coup de feu, cris au dehors.) Grand Dieu! LE COLONEL, rencontrant Emile.
Rassurez-vous, mesdames, je vais savoir.
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