‹ Magasin théâtralChapitre 1214 sur 1711 · SCENE XIII · texte numérisé non relu

SCENE XIII

Les Précédens, SÉRAPHIN, MOUCHERON,

HOUSSARBS.

LE COLONEL

Qu'y a-t-il, Séraphin? Qui a tiré ce coup de carabine ?

SÉRAPHIN

Mon colonel, je n'ai rien vu ; c'est lui. Parle, Moucheron.

MOUCHERON , saluant militairement.

Colonel, c'est la sentinelle placée sous les premiers arbres du parc.

LE COLONEL

Pourquoi cette alarme ?

MOUCHEUON, la main au schako,

Voillà la chose : J'étais donc près du camarade à fourbir mes armes , comme tout bon Chamboran le doit, quand je le vois qui se baisse... qui se relève. . qui avance le nez... qui penche la tête à droite, puis à gauche. — Quel manège que tu fais, champion , que je lui dis. — Je regarde, qu'il me dit. — Qu'est-ce que tu regardes, que je lui dis. — Cette chose, là-bas, qu'il me dit, en me montrant avec le bjûut de sa carabine. — Cette chose noire , que je lui dis , c'est un chat!,., un chat gris, même. — Je ne crois pas, qu'il me dit, ça me fait plutôt l'effet d'un Prussien. — Crie : Qui vive ? tu verras bien. — Il crie : Qui vive ?... le chat gris ne dit mot. — Crie encore : il crie de nouveau ; motus de la part du chat noir. — Lâche le chien... Cré nom!... il lâche le chien... nous courons dessus le chat... et... évanoui !...

SÉRAPHIN

Mon colonel , je crois que le musicien ÎFalt erreur; le coup a été tiré sur un homme ; car, et sur le moment, les camarades ont vu une ombre, enveloppée d'un grand manteau qui se glissait du côté du parc ; on a couru après lui... mais il a disparu dans ses massifs.

LE COLONEL

Redoublez de vigilance ; il faut l'atteindre à tout prix. Qu'on fasse des patrouilles et qu'on fouille le parc.

M""^ DE RUTNER, « part.

3c ne sais pourquoi je tremble!

LES PRUSSIENS EN LORRAINE

SÉRAPHIN

J'y vais, colonel.

Ils sort avec Moucheron. :ÉIIILE , à la comtesse.

Quelque méprise, sans doute... quelque fausse alerte, dont nous aurons le mot tout-à-l'heure. M"'" DE RUINER , émue.

Colonel, permettez-moi d'aller donner les ordres nécessaires pour que vos appartemens soient prêts , dans un instant.

LE COLONEL

J'allais vous demander moi-même la permission de lire quelques dépêches pressées qu'on vient°cfe me remettre... (// salue les dames.) Emile, veillez à ce que tout se passe comme je l'entends. EMILE , sorianl avec les dames.

Oui, colonel.

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