SCENE \I
M^ns MARGUERITE, puis RUTNER.
M™^ MARGUERITE, tombant à rjenoux.
0 mon Dieu', sauve mes compatriotes !... sauve les Français! [Bruit mijstérieux d'une boiserie (j.i'ou ouvre doucement du côté opposé à la porte.) Mais je l'entends, c'est lui I... c'est l'assassin!... il vient ouvrir cette fenêtre... il vient pour leur livrer passugel... Ohl auparavant, il me tuera!
Elle se place Jevant la croisée qu'elle ferme. Au même instant. Ruiner paraît avec une lanterne sourde et une échelle de cordes.
RUTNER, à voix basse et sur le seuil de la porte. L'heure vient de sonner, ils vont venir!... Je n'entends rien... le Français est endormi, commençons par lui... lui mort, nous aurons bon marché des autres... {Il dépose les cordes, tire un petit poignard et se dirige vers Ze ii/.) Personnel... etKarl quim'avait dit... il s'est trompé, onl'aura logé ailleurs; n'importe, il n'échappera pas... Pour éviter toute surprise du dehors, fermons d'abord cette porte. {Il court vers la porte, et met le verrou.) A présent, mes hommes doivent se mettre en route, et je vais...
M"« MARGUERITE
N'avancez pas!
RUTNEft.
Qui est là?... {Il présente sa lanterne.) Une femme!... {Il la regarde avec attention. ) Une aveugle!
M""* MARGUERITE, avec icn tremblement convulsif.
Oui, mais cette femme aveugle est là pour empêcher le crime!
RUTNER.
Empêcher!... toi!... tu ne sais pas à qui tu parles !
n^' MARGUERITE.
Oh! si, je vous connais!
RUTNER.
Tu me connais, dis-tu î
M™'^ MARGUERITE
Vous êtes le Tueur!
RUTNER, la menaçant.
Malheureuse !
M'"^ MARGUERITE, jetant un cri.
Ah!
RUTNER.
Tu me connais, et tu viens te jeter sur mon passage!... retire-toi!
B|i°^ MARGUERITE.
Non!
RUTNER.
Retire-toi, te dis-je!
Il lutte avec elle pour lui faire lâcher la croisée. Mine MARGUERITE , se Cramponnant.
Oh! vous avez beau me torturer ; cette fenêtre, vous ne l'ouvrirez pas.
RUTNER.
Lâche- moi!
M°"^ MARGUERITE
Non , je m'attache à vous... vous me briserez plutôt.
RUTNER.
Eh bien 1 je te briserai !
Madame Marguerite épuisée lâclic la croisée, lUitnor Fouvrei madame Marguerite se précipite sur le balcon du côté opposé à Rutner.
M^^e MARGUERITE.
Au secours I au secours !
RUTNER.
Malédiction !.. . {Elle disparaît un moment, poursuivie par Rutner ; on entend pousser un cri plaintif. Rutner reparaît seul.) Il le fallait; ses cris allaient nous découvrir... Mais on a parlé sous ce balcon... sans doute, nos amis... {il regarde) oui, ils sont en bas... déjà!... ils sont venus bien vite... oui, ce sont eux, car j'aperçois là-bas les signaux dont nous sommes convenus. {A voix basse.) Vous êtes là î
VOIX, au dehors.
Oui.
RUTNER, après avoir été chercher l'échelle.
Voici l'échelle... (// jette une échelle de corde qu'il attache au balcon.) Montez doucement... {Il reparaît; des cris à l'extérieur se font çmendrç,)
LES PRUSSIENS EN LORRAINE
Grand Dieu! j'entends du bruit... envient!... (Il redescend en scène.) On monte!... l'alarme est donnée... on va enfoncer cette porte l fuyons I
Ea ce moment, Moucheron paraît le proniicr arme' de deux pislolels et lui coupe la rflrailc eu escaladant le balcon et sautant dans la chambre.
Halte-là!
MOUCHERON
RUINER, Stupéfait.
Les Français !
\VV VV\ VV\VV\ VV\ VVV VV V VV\ VVXOVV VVV VV\ VVVaAA VV\'\'VVVVV\ 'VWVVV vv\