‹ Magasin théâtralChapitre 1225 sur 1711 · LE COLONEL, M""» MARGUERITE · texte numérisé non relu

LE COLONEL, M""» MARGUERITE

M™^ MARGUERITE, pressant la main du Colonel, C'est vous, colonel?... Oh ! merci, mon Dieu, merci I

Elle loniLe dans les bras du Colonel , qui la porte à son fauteuil .

Madame, remettez-vous; vous êtes près d'un ami, d'un protecteur... ici, vous n'avez rien à craindre.. .De grâce, qu'avez-vous?

M^ûs MARGUERITE, revenant à elle.

Je ne sais, mais le trouble, l'émotion, la terreur... je tremblais tant de ne pouvoir trouver votre chambre... et pourtant, je savais qu'elle était près de la mienne; mais je suis restée évanouie long-temps, et ma tête...

L'horloge du village sonne au loin minuit. M™« MARGUERITE.

Quelle heure?

LE COLONEL

Minuit.

j|me MARGUERITE, se levant toul-à-coup en poussant un cri.

Minuit!... Ahl je me souviens à présent... ils vont venir... Oh! conduisez-moi à votre fenêtre, à votre fenêtre, vous dis-je...

LE COLONEL, la guidant.

Nous y sommes.

M"* MARGUERITE, très-agiléc.

Dites-moi, ne distinguez-vous rien là-bas, sur l'autre rive ?

Silence.

LE COLONEL

Non, rien!... {f^ivement.) Ahl si!... une lumière qui vient de poindre!., mais si imper-

ceptible... deux, à présent! quatre!... toute la riv9 s'illumino. voilà qui est étrange!... on dirait d'un signal!...

M^e MARGUERITE, aVCC fOrce.

Oh ! oui, un signal:... le signal de votre mort à tous! , .

Toute cotte fia do scène, Ires-vite.

LE COLONEL

De notre mort!

M™« MARGUERITE, trèS-Vlte.

Cette nuit... sur le fleuve... des barques chargées de soldats... les Français endormis... égorgés pendantleur sommeil...

LE COLONEL

Quelle horreur !

M""^ MARGUERITE, prêtant l'oreille.

Tenez... écoutez ! écoutez!... Entendez-vous au loin ce bruit 'de rames qui battent sourdement les flots?... ce sont eux!

LE COLONEL, prêtant l'oreille.

En effet.

M"® MARGUERITE, très-vite.

Oh! courez, colonel, courez réveiller vos soldats ; dans un moment, il sera trop tard, et votre dernière heure aura sonné.

LE COLONEL, appelant de la porte.

Séraphin! Séraphin!... -personne!

Oh! ils ne viendront pas si vous n'y allez vousmême, car une main pertide leur a donné à tous un sommeil fatal, un sommeil de mort!

LE COLONEL

Trahison!... trahison! A moi, soldats, à moi l

Il sort vivomciil , et la porte se referme. vwvwv^^w^vlv\v^\v\vvv^vvv^\xvw^^'wvvvv\vvvvvvwv\v\vvvwv

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