‹ Magasin théâtralChapitre 1239 sur 1711 · SCENE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE

M"»* DE RUTNER, CHARLOTTE, CISKA.

Au lever du rideavi , M™« de Rutner est assise et pleure. Charlotte est à ses genoux ; Ciska à la porte du Colonel prête l'oreille.

CHARLOTTE

Ma mère, ne pleurez pas ! Dieu est bon, il aura pitié de nous.

aime DE rctwer , s'essuijant les yeux.

Nous n'avons plus que lui, ma fills, car tout sur terre nous abandonne, tout, jusqu'à MP^^ Marguerite qui a fui ce château.

CHARLOTTE

Mais non pas le capitaine... il nous a été fidèle, lui, jusqu'à l'infortune.

M""^ DE RUTNER.

Ciska, n'entendez-vous rien ?

CISKA, écoutant.

Rien, ma mère, que les pas réguliers des sentinelles qui se promènent devant la chambre du colonel.

H""^ DE RUTNER.

Depuis cette nuit, ciuq fois je me suis présentée pour le voir; cinq fois j'ai été refusée. {Pieu-

;e$ prussiens en lorraine.

rant.) O mes enfans, la volonté de cet homme est terrible !

CHARLOTTE

M. Emile sera plus heureux, ma mère... c'est son ami, et vous connaissez son dévouement. CISK.A, avec effroi.

Ma mère, on vient!

Elle accourt vers sa mcrc.

W»/\%'\VV\'V>-»W\'V\'<WV^A/»VV\W\-\VUVVV»W\VV\VWVVWV\WVW\V>A

Page 1