‹ Magasin théâtralChapitre 1240 sur 1711 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes, EMILE.

Les trois femmes sont groupées et IreiuLlantes , Emile

sort par la gauche.

C'est lui !

M""* DE RCTNER, allant à lui.

Eh bien, capitaine?

EMILE

Mes prières, mes instances, tout a été inutile; je n'ai pu arriver jusqu'à lui : la consigne est aussi pour moi.

M™^ DE RCTNER.

Vous aussi !

EMILE

Madame, je ne dois plus vous le cacher, il faut fuir d'ici.

M™^ 1)E RCTNER.

Fuir d'ici ! moi ! et pourquoi?

EMILE

Il faut fuir, vous dis-je, pendant qu'il en est temps encore. Cette retraite obstinée du colonel, ce refus de vous voir, de m'eulendre... il y a un malheur qui gronde sur cette maison.

M™« DE RCTNER.

Un malheur! mon Dieu! tout espoir serait-il perdu?

EMILE

Le nom de votre mari malheureusement trop célèbre, lui-même pris cette nuit au moment d'une trahison... On peut craindre qu'usant de représailles, l'empereur...

«•"« DE RCTNER.

L'empereur !

EMILE, baissant la voix.

Cette nuit, une estafette est partie pour le quartier-général... à chaque instant une réponse terrible peut venir. Avant qu'elle n'arrive , fuyez, madame.

M"'^ DE RCTNER, avec iioblcsse.

Je resterai, capitaine; les jours de mon mari sout menacés, ma place est à ses côtés.

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