SCENE XII
Les Mêmes, FRANTZ, du fond.
FKANTZ, pâle et défait.
Ah ! madame de llutner ! Ah ! mesdemoiselles !
M"» BE RUTNER,
Quel nouveau danger nous menace?
jNouvcaux cns au dehors.
LES PRUSSIENS EN LORRAINE
FRANTZ
Ne les entendez-vous pas ? Les celliers, les caves ont été enfoncées, la grande salle a été mise à leur disposition... c'est là qu'ils sont furieux d'ivresse et de colère... le maréchal des logis Séraphin est à leur tête... il les anime, il les excite au pillage.
Le pillage?...
FRANTZ
Oui, le pillage du château, pendant deux heures... Deux heures, le droit du sabre et delà violence!... C'est la volonté de l'empereur. jHine RDTKER, avec désespoir.
Et vous ne le démentez pas, capitaine?
EMILE, avec énergie.
Espérez, madame , espérez encore... Charlotte, ne tremblez pas ainsi, car je puis encore briser mon épée de capitaine, et mourir pour vous. M""^ DE RDTNER, tombant anéantie.
Mais qui donc, qui donc aura pitié de nous?
Elle aperçoit ni.idame Marguerite, pousse un cri, et va tomber à ses pieds.
M^^ MARGUERITE
Quelqu'un, mon Dieu!... que quelqu'un me réponde!
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