‹ Magasin théâtralChapitre 1275 sur 1711 · SCENE XXI · texte numérisé non relu

SCENE XXI

GANACHINI, BOURIQUET, Gardes.

GANACHINI, arrivant avee Bouriquet et ses Gardes.

Allons, mes braves guerriers, il s'agit d'un pâté, c'est ici qu'il faut montrer du courage... Ah 1 le pâtissier et tous ses garçons se sont sauvés. Venez, soldats, faisons le siège du four. [Ganachini tire son épée et va se cacher derrière Bouriquet; les soldats vont pour enfoncer la porte du four; en ce moment elle s'ouvre, le four prend un développement considérable. On aperçoit sur un beau dressoir un magnifique pâté haut de cinq pieds, et tout à Ventour un riche étalage de grandes pièces de pâtisserie échelonnées , telles que nougats, biscuits de Savoie, châteaux de sucre, etc., etc., le tout dans des proportions monstres.) Oh! quel superbe tableau! quel pâté, Bouriquet ! quel pâté!

BOURIQUET.

Il y a de quoi nourrir une armée.

GANACHINI.

Gardes, qu'on emporte ce pâté dans mon palais! [Les gardes chargent le pâté sur un faisceau de tourne-broches. Tous les petits gâteaux se rangent derrière et suivent. Ritournelle du chœur, puis le chœur après le milieu.) O prodige! les pâtés qui marchent tout seuls.

BOURIQUET.

Encore si c'étaient des fromages, ça m'étonnerait moins.

On se met en marche. Les gardes perlent le pâté sur leurs épaules.

CHOEUR

Air du Brasseur, Allons, marchons, Allons, parlons. Mais de cette boutique Nous emportons, Oui, nous tenons Un pâté magnifique.

FEUILLETÉ, soulevant la croûte du pâté, et montrant sa tête lorsqit'on est au milieu du théâtre. Tu ne sais pas.

Vieux Mardi-Gras, C que renferm' ton trophée ; Dans ce pâté Je suis porté; Merci, ma bonne fée.

On voit s'enfolerune colombe, — Marche.

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