SCENE PREMIERE
GANACHINI, BOURIQUET.
Au ievir du ridea'A, Ganacliiiii, assis à gauche, devant une table, sur lai|uelle il y a ce qu'ilif-iui pour écrire, s'est endormi. Bouriquet, une pi4)iieà. hi main, faitsenlinelle près du pâté.
BOURIQUET.
Allons, voilà encore monseigneur qui fait un
somme; je lui avais remis quelques placets de ses sujets, et du moment qu'il faut qu'il s'occupe d'affaires, il tape de l'œil... il a fait apporterce pâté colosse dans ce boudoir, qui appartient à son épouse, afin de lui causer une surprise agréable, et il a si peur qu'on y touche à son énorme pâté, qu'il m'a placé en sentinelle auprès ; mais pen-
dantque monseigneur ronfle, qui m'empêche moimême... parbleu! quand je prendrais seulement gros comme ma tête dans l'intérieur, ça ne paraîtra pas; essayons... ( Il regarde de tous côtés, puis se rapproche.) Avec ma pique je vais le sonder.
FEUitLExé, à part, levant la croiUe du haut et montrant sa tête.
Je vais l'apprendre à vouloir percer ma maison.
Bouriquet se dispose à percer le pâté avec sa pique; Feuilleté lui applique une claque sur la tête.
BOURIQUET, se retournant.
Hein ! qui est-ce qui se permet de me donner des calottes?... si le seigneur Ganachini était réveillé... mais non, il dort.
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