‹ Magasin théâtralChapitre 1289 sur 1711 · SCENE XII · texte numérisé non relu

SCENE XII

BOURIQUET, GANACHINI, Gardes.

Ganachini a un casque et par-dessus un abat-jour vert comme les gens qui ont mal aux [yeux J il tient une longue canardière à la main.

GANACHINI, aux Gardes.

Air : Tontaine, tonton.

Si colibri vient à paraître.

Faites un feu de peloton.

TOUS

Tonton, tonton, tontaine, tonton.

GANACHINI.

Il me tarde de voir le traître Entre les mains d'un marmiton.

TOUS

Tonton, tontaine, tonton.

GANACHINI.

Vous le servirez sur ma table Avec un filet de mouton.

TOUS

Tonton, tonton, tontaine, tonton.

Pour moi quel plaisir délectable De le manger en mironton !

Tonton, tontaine, tonton.

LES GARDES

Tonton, tontaine, tonton.

Ah! voici mon Adèle Bouriquet avec le panier de provisions; je vais m'arrêter ici. Vous, mes amis, continuez votre chasse... tuez sans miséricorde toutes les bêtes que vous rencontrerez.

BOURIQUET.

Toutes les bêtes!... Ah! mon Dieu! quelle boucherie !

GANACHINI.

C'est-à-dire, toutes les bêtes qui volent, tous

LA CHOUETTE ET LA COLOMBE

les oiseaux, et surtout les colibris; quand vous en verrez un, faites un feu de file.

EOURIQDET.

Vous avez dittout-à-l'heure un feu de peloton.

GANACHINI.

Eh bien I imbécile, est-ce que ce n'est -pas la même chose?... ils feront un feu de peloton de file.

BOURIQUEI.

Ils vont tous s'en mêler.

Les gardes sortent en reprenant :

Si colibri vient à paraître, Faisons iiu feu de peloton, Tonton, tontaine, tonton.

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