SCENE IV
Les MÊ.UES, ÉRIC.
ÉKIC, rentrant vivemeni.
Mylady! mylady! nous sommes perdus !
LADY MELROSE
Que dis-tu, Éric?
ÉHIC.
La victoire est à nos ennemis, et c'en est fait de la cause royaliste.
ARABELLE
0 Ciel!
Un détachement de têtes-rondes entre dans ce moment au château, sous la conduite du lieutenant Norval, un furieux, un enragé puritain, qui vient occuper mililaàrement ce domaine d'après les ordres du colonel Aubray.
LADY MELROSE , poussant un cri d'effroi. Âhl
ARABELLE , à part.
Toujours ! toujours la même terreur au nom de cet homme!
Les Mêmes, NORVAL, Soldats uu Parlement.
NORVAL.
Soldats, gardez bien toutes les issues... toi, de ce côté, Nephtali... toi, par là, Willis... et toi... pardon, c'est vous, mon père?
WILFRID
Moi, qui suis soldat comme les autres, et qui dois obéir comme les autres. Lieutenant, où est mon poste?
NORVAL.
Ne me quittez pas, mon père,.. Et vous tous, attention! Que personne ne puisse sortir du château.
LADY MELROSE
Monsieur, pourquoi ces ordres? et que voulezvous donc?
NORVAL.
Découvrir la retraite d'un jeune cavalier qui n'a pu trouver d'asile que dans cette maison. ARABELLE, vivement et avec effroi.
Mais il n'y a ici personne.
NORVAL.
Nous allons voir.
Il niarc\ie vers la droile avec Sun père el deux autres
soldats.
LADY MELROSE, à sa fille, qui suit avec terrem
tous les mouvemens de Norval.
Qu'as- tu donc, Arabelle?
NORVAL, se retournant au moment de disparaître.
Hein!... plaît-il?... Que dites-vous, madame?
TOUTES DEUX, ensemble.
Rien ! rien !
NORVAL.
Rien?... nous saurons bientôt si mes soupçons étaient injustes... Malheur à lui s'il tombe entre nos mains! Le parlement ne pardonne pas, et son arrêt est formel : dans les deux heures qui suivront son arrestation, fusillé!
TODTES DEUX.
Fusillé!
NORVAL.
Allons, suivez-moi, vous autres! suivez-moi!
Il sort par la droite.
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