‹ Magasin théâtralChapitre 1328 sur 1711 · NORVAL, LADY MELROSE. ARABELLE, SIR GEORGES · texte numérisé non relu

NORVAL, LADY MELROSE. ARABELLE, SIR GEORGES

NORVAL, redescendant vivement la scène, après après avoir groupé autour de lui les autres personnages.

Tenez, monsieur; écoutez, milady, voilà ce que m'écrit le colonel Aubray. « Le parlensent » attache une telle importance à cette capture, » qu'il a décidé d'une voix unanime que le lieu- » tenant Norval, pour prix d'un tel service, re- » cevrait le grade de capitaine, et la moitié des » biens confisqués à sir Georges... »

ARABELLE

O ciel!

LADV UELROSB.

Quelle horreur !

>0UVAL.

Comprenez-vous, monsieur , comprenez-vous combien ils m'ont cru vil et méprisable?... A niui vos richesses, votre or, comme ou laisse au bourreau les vêiemens et les joyaux de sa victime... et cette épée de capitaine que je n'avais pu obtenir encore en leur donnant mon sang dans vingt

AUBRAY LE MEDECIN

batailles, ils me l'accorderaient pour prix de votre tête... ah ! les misérables!... Séchez vos larmes, miss ; celui que vous aviez sauvé, moi aussi maintenant, moi aussi, je veux l'arracher au trépas... je veux le rendre à sa mère.

GEORGES

Que dites-vous î

ÀRABELLE.

Ah ! s'il était possible !

KORVAL.

Qu'il regagne à l'instant cet asile que vous lui aviez donné, qu'il fuie, qu'il échappe, avant l'arrivée de sir Aubray.

LADT MELROSE, pressant le ressort qui fait ouvrir la porte secrète.

Parla! par là!... Mais, grand Dieu! de ce côté, à l'entrée du caveau, un soldat...

KORVAL.

Ne craignez rien, c'est mon père; il ne criera pas qui vive? lui, j'en suis sûr... Sir Georges, votre main.

GEORGES, l'embrassant .

Ah! mon amil adieu I adieu!

NORVAL et LES DEDX FEMMES.

Adieu !

Sortie de sir Georges.

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