SCENE XIX
Les Mêmes, WILFRID, SIR GEORGES.
Arrêter! qui donc?... mon fils, le capitaine Norval !
TOUS
Capitaine!
WILFRID
Oui, capitaine... ça vous étonne! C'est vous pourtant, sir Aubray, c'est vous qui avez sollicité pour lui, je venais vous en remercier.
AUBRAY
Moi! comment? et que voulez-vous dire?
GEORGES
Grâce à vous, monsieur, grâce à lady Melrose, qui a joint ses prières aux vôtres, son brevet était signé par le roi depuis ce malin.
WILFRID, d'un air triomphant.
Le voilà ! le voilà !
AUBRAY
Eh! qu'importe? c'est toujours sur un supérieur qu'il a osé lever la main : je suis colonel.
AVILFRID.
Pardon, c'est ce qui vous trompe, vous ne l'ê-
AUBRAY LE MEDECIN
tes plus... depuis ce malin, sa majesté vous a cassé de votre grade en même temps qu'elle a nommé mon fils capitaine.
GEORGES, remettant nu papier à Auhray.
Les deux signatures ont été expédiées à la fois chez lord Rochester, et...
WILFBID.
Et vive le roi! Voilà ce qui s'appelle régner comme il faut, et rendre justice à tout le monde. Aussi Charles II estbéni, adoré de tout notre régiment, surtout depuis que vous n'êtes plus notre colonel... [Avec une jine qui tient de la folie.) Vive le roi ! vive le roi I
Tous les soldats rcpèlenl le cri de Wllfrid ; AuLray regarde Norval avec fureur el tire son épe'e ; Korval ya prendre celle de AVilfrid. Celui-ci s'approche des soldats, leur parle Las ainsi qu'à Macdowel, et tous s'éloignent en silence.
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