REPRISE DE L'ENSEMBLE
Ne craignez rien, etc.
BERTRAND
Comment, vénérable monsieur iVIartin , ceci est vos enfants?
FORTUNÉ
3e les trouve d'une belle venue...
(Elles font la révérence .)
LES TROIS DEMOISELLES
Monsieur est bien honnête.
J. MARTIN, bas aux jeunes gens.
Elles sont timides... il faut les encourager.
BERTRAND, bas à Fortuné.
Dis donc... c'est que je n'ose pas.
FINOT, de même. Ni moi.
FORTUNÉ, à part.
Sont-ils poltrons! (Haut.) Allez donc toujours...
BERTRAND , avançant.
Mesdemoiselles... quand... le... la... les...
LES TROIS DEMOISELLES
Monsieur est bien bon...
FIKOT, avançant.
Mesdemoiselles, je ne puis que répéter ce que vient de dire mon grand frère...
LES TROIS DEMOISELLES
Monsieur est bien aimable...
FORTUNÉ
Imbécilles!... est-ce que c'est comme ça?... vous allez entendre... (Il s'avance. ) Mesdemoiselles... je... certainement je... bien certainement...
LES TROIS DEMOISELLES
Monsieur est bien galant...
FORTUNÉ, se retirant , à ses frères.
C'est singulier... j'ai été ému... non... j'ai été émiu...
J. MARTIN
C'est dommage... il commençait bien... je suis sûr qu'il aura de l'éloquence, ce gaillardlà... Je ne connais rien de plus enchanteur que les premières impressions de trois cœurs tout neufs!...
JEANNETTE, entrant.
Le dîner est servi.
FINOT
Oh ! fameux!
( Fortuné le pousse. )
BERTRAND, bas.
Est-ce qu'on crie comme ça?
FINOT, bas.
Dam ! j'ai faim , moi !
J. MARTIN
Jeunes gens, offrez la main à mes filles, je vous y autorise.
FINOT, à Aménaïde, en lui offrant la main. Mademoiselle...
BERTRAND, à Julie.
M ademoiselle...
FORTUNÉ, à Anita.
Mademoiselle...
FINOT, éprouvant une commotion au moment où il prend la main d'Aniénaïde.
Ah!...
BERTRAND
Oh!...
FORTUNÉ
Oh!... oh!...
J. MARTIN, à part.
Ils sont pinces... ils n'en réchapperont pas.