SCÈNE XVI
Les MÊMES, Joseph MABTIN.
J. MARTIN
Eh bien! qu'est-ce que vous faites donc là'.'...
FORTUNÉ, bas à ses frères , en tremblant. Nous ne sommes pas en sïiretc ici.
JEANNETTE
Ces messieurs dansaient la Cachucha.
LA CACHUCHA
J. MARTIN
La Ca... il serait possible !... quoi ! mesdemoiselles... quoi! messieurs... vous auriez osé...
FORTUNÉ
Allons-nous-en !...
J. MARTIN
Eh bien !... où allez vous?...
FORTUNÉ
Nous voudrions prendre l'air...
J. MARTIN
Un instant... un instant... non pas, s'il vous plaît... (A part.) Ah! ils dansaient la Cachucha!... bravo! je tiens mes trois gendres. (Haut.) Eh quoi !... Jeunes gens... vous venez dans ma maison... on vous y ouvre les bras, on vous entoure de politesses et de mets succulents, et pour solder cette nuée de bienfaits, vous séduisez trois jeunes filles , dont l'innocence fait la gloire du quartier des Francs-Bourgeois !
BERTRAND
Nous, séduire quelqu'un! peut-on dire !
J. MARTIN
Et pour mieux jeter le trouble dans leurs jeunes cœurs , vous osez introduire ici la Ca... Ah! messieurs... Il n'est qu'un moyen pour vous de réparer ce scandale... c'est de vous unir à moi dès demain par l'entremise de mes filles.
FORTUNÉ
Nous unir ?
J. MARTIN
En leur donnant vos noms, vos mains et vos cœurs.
BERTRAND
C'est : les épouser : dulces hymenœos.
J. MARTIN
Vous l'avez dit.
FINOT, à part.
Si nous étions bien sûrs...
J. MARTIN , avec colère.
Bien surs de quoi? car je suis sur le point de m'enlever !,..
LES TROIS JEUNES GENS
Sauvons-nous !...
( Effrayés, ils veulent s'enfuir, et sont retenus par Georges Martin qui entre.)
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