‹ Magasin théâtralChapitre 1408 sur 1711 · SCÈNE XVII · texte numérisé non relu

SCÈNE XVII

Les Mêmes , Georges MARTIN.

G. MARTIN

Arrêtez, jeunes gens.

( Il les r2unéne.)

Qu'est-ce que c'est, monsieur; de quel droit venez-vous troubler des épanchements de famille.

JEANNETTE , à part.

Ça se complique... Je me sauve.

( Elle sort.) G. MARTIN.

Je viens me plaindre, monsieur, de ce qu'au mépris de mes recommandations de ce matin , et sans respect pour la propriété d'autrui,vous vous soyez emparé de ce qui m'était adressé. Où

c^îlo

sont les divers articles qui sont sortis de la diligence ?

J. MARTIN

C'est à vous qu'étaient destinés...

G. MARTIN

Tout, monsieur.

ANITA , à ses sœurs.

Oh! quel bonheur!

J. MARTIN

Il m'est impossible, monsieur, devons rendre les objets autrement que l'un portant l'autre; caries jeunes gens sont truffés ; la dinde y a passé!...

Quoi! vous avez eu la bassesse de manger ma propriété?

J. MARTIN

Bassesse, monsieur!

LES trois DEMOISELLES, retenant leur père. Arrêtez!

G. MARTIN , aux trois jeunes gens.

Vous êtes, je n'en doute pas, les trois fils Birotteau?

FORTUNÉ

En personnes.

G. MARTIN

Eh bien! au lieu de venir chez mol, chez l'ami de votre père, vous avez dévié du droit chemin ; une fatale ressemblance de noms vous a conduits dans l'immodeste réduit d'un danseur, d'un vil baladin.

LES JEUNES GENS

Un danseur !

G. MARTIN

Venez, venez... jeunes égarés !

J. MARTIN

Du tout ! je m'y oppose !

G. MARTIN , à J. Martin.

Qu'est-ce à dire?... (Aux jeunes gens. ) Venez.

LES TROIS JEUNES GENS

Non, nous ne voulons pas aller avec vous.

Me voilà bien ! Vous me les avez effarouchés.

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