‹ Magasin théâtralChapitre 1442 sur 1711 · SCENE PRE^IIERE · texte numérisé non relu

SCENE PRE^IIERE

BIJOU, gctrrotti et amené par des cavaliers de la maréchaussée.

Je vous disque vous éles des scélérats, des brigands ; me lier comme un malfaiteur!

LE BRIGADIER

Tout ce que vous voudrez, cher ami de mon cœur; les gens qui arrêtent sont toujours des scélérats aux yeux de ceux qui sont arrêtes; mais nous avons des ordres.

BIJOU

Des ordres !... de qui?

LE BRlGiDlER.

Vous êtes bien curieux! mais c'estégal, jcvcux bien vous le dire! Nous sommes arrêté, parce que nous avons chipé au papaPoirot un nombre indéfini de pièces d'or, d'argent, de cuivre, et autre menue monnaie; le papa nous faitmettre dans cet agréable donjon, vu qu'il n'y a pour locataires que des chats-huants, des hirondelles, des rats, des souris, et autres volatiles peu opulens, et auxquels vous ne pourrez rien prendre... Voilà pourquoi nous avons mis la main sur votre paisible collet.

BIJOU

Vous êtes des misérables ! vous attentez à la liberté individuelle; vous êtes les satellites de la tyrannie.

LE BRIGADIER

Connu! connu! extrêmement connu 1

BIJOU

Et ne pouvoir me défendre !... Oh 1 si mon pauvre Domingue était là...

LE BRIGADIER

S'il était là, il serait empoigné comme vous, petit ami de mon cœur, vu qu'il nous a été signalé comme un gueux ; il parait qu'il est voleur au physique et nègre de son état.

BIJOU

Domingue! ohl vous ne l'attraperez pas; il a plus d'esprit à lui tout seul que toute votre clique réunie.

LE BRIGADIER

Criminel adolescent, je vous enjoigne de cesser ce dialogue injurieux pour la force armée, vu que voici le bonnetier, votre auguste père, qui tourne de ce côté ses respectables pas, orné d'une guirlande de paysans et de paysannes.

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