SCENE V
Les Mêmes, ALBERT.
ALBERT, à Macjloire.
Que fais-tu encore là, imbécile? Je t'avais dit 'devenir me retrouver au pharaon... ton retard est cause que mon dernier doublon a passé sous le râteau du banquier... je suis ruiné.
MAGLOIUE.
Bien ! il ne nous manquait plus que cela.
ALBERT
Ledestin est contre moi depuis quelque temps... s'il ne me restait Isabelle et son amour.
MAGI.OIBE.
Ah! monsieur, les femmes, c'est comme le jeu, il ne faut pas trop compter dessus.
ALBERT
Que veux-tu dire, drôle?
SERINGUINOS, qu'i entre avec Sottinez.
Ce garçon veut dire qu'Isabelle va se marier, mon gentil cavalier.
ALBERT
Se marier !... cela n'est pas vrai... et qui épouset elle?
SOTTINrZ.
Voi I don Sottinez delà JUbrera, d'Âlctintarade
la Siéra, etcœtera, etcœtcra, filleul du grand inquisiteur!
ALBERT
Fussiez vous le filleul du diable, par mon saint patron, Isabelle sera veuve avant d'être mariée... En garde! et voyons si tous vos noms au bout l'un de l'autre pourront parer cette botte.
SERINGUINOS.
Arrêtez!... quoi, dans ma boutique!... répandre le sang dans un local destiné à secourir l'humaniié!... A moi, mes garçons, armez-vous, et retenez ce furieux.
ALBERT
Allons donc, mon brave, dégainez un pea, pour l'honneur de votre illustre généalogie.
Avec un roturier, fi donc! monsieur le peintre, vous viendrez chez moi me peindre en pied; c'est un cadeau que je veux faire à ma fiancée.
ALBERT
Je ne peins pas la caricature.
SOTTINEZ.
Insolent !
SERINGUINOS.
Rentrons, mon illustre gendre, laissons cet insensé.
SOTTINEZ.
Je le ferai bâtonner par mes gens.
ALBERT
Moi qui n'ai pas de gens, je prendrai celte peine-là moi-même à la première occasion... comptez-y, seigneur Sottinez.
Seringuinos, Sottinez et les garçons rentrent, il ne reste eu scène qu'Albert, Magloire et Babilas.
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