‹ Magasin théâtralChapitre 1510 sur 1711 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

Les Mêmes, LA FOLIE, sous le costume d'une hôlellière piquante et jolie.

LA FOLIE, parlant provençal.

Vous avez appelé, seigneur cavalier? je suis à VOS ordres.

ALBERT, ISABELLE

Que vois-je? c'est... c'est elle.

LA FOLIE

Oui, c'est moi, qui ne vous oublie pas, ingrats que vous êtes. Je suis venue, parce que je crains pour vous quelque perfidie de la part de Sara la sorcière. Je saisqu'elle a quitté son antre, et cela ne peut être qu'à votre intention, elle va vous poursuivre encore; mais elle me rencontrera sur sa route, et à moins qu'elle n'ait intéressé à sa cause le diable en personne, je vous réponds que nous sortirons triomphans de la lutte.

ISABELLE

Pourquoi avez- vous pris ce costume?

LA FOLIE

Pour recevoir don Sottinez, Seringuinos, Babilas et leur cortège d'alguazils.

Est-ce qu'ils ont découvert nos traces?

LA FOLIE

Tenez, les voilà qui entrent dans la grande cour.

ISABELLE

Ohl sauvons-nous, Albert, j'ai reconnu don Sottinez.

LA FOLIE

Vous avez l'un et l'autre besoin de repos: Isabelle, entreî dans ce cabinet; vous Albert, dans celui-ci, et dormez sans crainte de la sorcière.

Air de la Fiole. (Allons donc vile, à table.)

Contre vous sa vengeance

Ke peut rien; Ayez bonne espérance,

Tout va bien !

Cbarmante Isabelle, Voici voire appartement.

Une demoiselle Doit dormir sans son amant!

ENSEMBLE

Contre nous sa vengeance

INe peut rien, Ayons bonne espérance.

Tout va bien !

Isabelle et Albert entrant chacun d'un côté différent.

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