SCÈNE Mil
MARIGNON, DUVAL.
DUVAL
Votre fils a quelque chagrin secret?
MARIGNON.
Je m'en suis aperçu , et il faudra que j'en découvre la caus;'... quelque amourette, sariS doute ? car du reste, il est comme son père, qui s'est toujours contenté de son sort, et à qui son travail a toujours suili pour vivre tranquille et heureux, jusqu'au jour où j'ai perdu mon plus cher ami, ton pauvre pcre, JosepL... Ce n'est pas pour te le reprocher, garçon , mais il m'a follu faire de grands sacrifices pour conserver intacts son honneur et son nom.
DUVAL, ciriJ.
Oh! oui, je le sais, Marigiion ; et si, quelque jour, vous aviez besoin de nia vie...
MARIGNOX.
Ta vie ! que veux-tu que j'en fasse ?.. Enfin , mon garçon , ) our ea revenir à mes adaiivs , tout est réparc maintenant... (Jracc au ciel , j"ai fait des économies, et si je n'ai pas, comme tous nos confrères, une petite fortune , j'ai pu du moins compléter liier, chez M. Deruiont lé banquier, le pri.\('e l'assurance de n-.on fils Dominique, et les douze cents, francs pour lesquels j'ai été poursuivi, il y a trois mois.
BLVAL.
Ainsi, vous ne craignez plus rien?
MAIUGNO.X.
Non ; et sans la maladie de ma femme, je ferais aussi coaiplètement heureux que tous nos cani arades.
Dr VAL.
La probité, voilà toute notre gloire.
MAUIGNOX.
Etccite réputation de probité estblen coiîr.n'", bien méritée. Depuis vingt ans, je n'ai pas vu un seul d'entre nous la démentir... pas un!., tiens, excepté cet homme qui vient là.
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