‹ Magasin théâtralChapitre 1671 sur 1711 · SCÈNE · texte numérisé non relu

SCÈNE

FIDELINE, MARGOTON.

Elles sortent de la porte à droite.

MARGOTO^i.

Là /... Voilà qui est terminé et vous serez la plus jolie petite mariée de tous les environs

de Rome.

FiDELiNE, avec coquetterie.

Tu crois:''... flatteuse/

MARGOTO:^.

Non, vrai.'. ..Vous êtes à croquer... et dire

que c'est moi qui vous aide à vous faire belle

pour votre mariage avec mon ex-futur Mon-

.^ieur Jobardinès... faut-il que je sois bonne.

FIDELIÎVE.

Ah ! que ne puis-je placer sur ta tête ma couronne de mariée.

MARGOTOIX.

Le fait est que Jobardinès n'est pas beau, mais en revanche il est fort bête... ah/ mais bête... Quand il était pauvre il m'appelait son petit trésor, et maintenant qu'il est riche il me dit : hé ! la bonne!...

FiDELiNE, pensive.

Ce n'est pas là ce que j'avais rêvé/... Voistu, Margoton, quelquefois il me passe dans la tête des idées d'orgueil, de domination; il me semble que ma place est ailleurs que dans cette cabane... Il me semble que je suis faite pour commander...

MARGOTON

Voyez vous cela.

FIDELISE.

Oui, mais commander non pas seulement à ce monde qui m'entoure, mais aux élé-

raen?... aux Inj^... av,\ ^,''m>.

riDELi;\E,

Air des l'agei de Louis XV.

Pour moi ces Heurs qu'on Toit naître Gjirdeiit leur plus pur encans, Et sembleut me reconiiaitre Quand je passe dans les champs.

Enfin le jour de ma fiHe

Je les ai tu remuer La rose et la pâquerette Devant moi courbaient la léle Comme pour me saluer.

MARGOTO.>.

Ah ! ouiche. .. C'était !o vent qui était cause de cette politesse là.

FIDELIINE.

Même air.

Et ces oiseaux du bocage Que l'on toit fendre les airs Et confondre leur ramage Pour me donner des concerts:

Nierai-tu leur nombre immemt ?

MARGOTON

Pardin ! ce n'est pas malin.

FIDÉLINE.

Us Tiennent ici, je pense.

Pour saluer ma présence.

MARGOTON

Et déTorer votre pain ?

Car TOUS leur jetez dupaio.

FIDELISE.

Au fait, tu as peut-être raison/... Je suis folle, chassons ces idées, et puisque mon père veut ce mariage mon devoir est de lui obéir.

MARGOTON

A propos de votre père?. . . Qu'est-ce qui lui est donc arrivé depuis hier ?.. . il est triste, rêveur. . . il prononce des mots sans suite, il parle de Satan, de l'arbre du diable et jusqu'à cet imbécile de Jobardinès qui veut l'imiter et qui fait de grands yeux et de grands bras... on dirait d'un Télégraphe ambulant.

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