FIDEI.1NE
J'ai remarqué comme toi la préoccupation de mon père et quand je lui en ai demandé la cause il m'a répondu d'un ton sévère : Fidéline, ton mariage sera célébré demain. . . » Alors je me suis tue, j'ai essuyé une grosse larme et me voici résignée.
Encore une fois, Mamzelle. ne vous résignez pas... vrai , vous en seriez fâchée plus tard... Car, voyez-vous, Jobardinès n'est pas ce qu'il vous faut. . . c'est brusque, ignorant, paresseux, gourmand, ivrogne etc, etc.. il y a beaucoup d'et coetera.
FIDELINE.
Mais tu l'eusses bien épousé, toi ?
MARGOTON
Oh/ moi, c'est dillérent; je l'aurais corrigé avec le temps et si le temps n'avait pas sufli, avec une jolie petite branche de citronnier...
EIDELINE.
Ah / Margoton /
MARGOTON
Dites donc, Mamzelle, si Jobardinès res-
scmi;'aif laiit s;">ileirc!il eu p 'lit Tonio.
FIDELTXE.
Mon frère/
Oui votre frère d'adoption. — En v'Ià un qui est aimable et prévenant, et gentil, et obéissant, et soumis, et...
FIDELIIXE.
Oh / oui, c'est mon ange gardien.. . lorsque nous étions enfans tous deux, un jour il m'a sauvé la vie en me retirant de la mer où j'étais tombée en péchant sur le rivage; plus tard... il y a de cela deux ans ne m'a-t-il pas encore délivrée de ce vilain loup qui me poursuivait dans le bois.
PHosPHORiEL, à la porte
Peut-on entrer?
MARGOTo, lui ouvrant.
Tiens/ quand on parle du loup...