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SCÈNE IV

Les MÈîtfES, JOB.\llDINES, Parents, Amis. CHOEUR.

A[& du Mardi-Gras (Folies).

Danse et festin (bis)

Pour célébrer en ce jour leur hymen,

Chantons en chœur (his) Dei deux époux la joie et le bonheur.

STÉNO, présentant Jobardinès,

Je voui présente mon gendre.

MARGOTON, bas à Jobardinès et montrant

Tombez donc à ses genoux.

JOBARDINÈS, à (jenoux.

Vol'papa >i«nt de m'appreiidre Que j'étais amoureux iV \oui.

S'il en est ainii, mani/ellc.

Si d'voui j ai su me l'a rc aimer.

Confirmez-moi coït' nouvel le.

MARGOTON, à part., faisant signe de lui donner un souj'jlet.

Que ne puis-j'le confirmer!

JOBARDINÈS, se relevant.

Vous ne dites rien ?. . .Qui ne dit mot consent.

REPRISE DU CHOEUR

MARcoTON, bas Cl Jobardincs.

Dites donc quehiue chose d'aimable à votre future.

JOBARDINÈS.

Oui, la bonne (à Fidéline). Belle Fidéline... Belle Fidéline... belle Fidéline.

FIDELINE.

Monsieur Jobardinès.

JOBARDINÈS.

Belle Fidéline.

TOI' s, riant.

Ahl ah .'ah.'

Encore... Ah.' vous vous répétez.

JOBARDINÈS.

Ce sera pour un autre jour... Je suis trop troublé aujourd'hui pour avoir do l'esprit.

MARGOTON

Il est toujours troublé.

JOBARDINÈS.

Çà vous est bien aisé à dire à vous la bonne.. s'iTvous était arrivé des aventures comme à maitre Sténo et à moi...

FIDELINE.

Que vous est-il donc arrivé?

JOBARDINÈS.

Si vous aviez vu l'arbre du Diable.

j TOUS, avec terreur.

L'arbre du Diable.

I JOBARDINÈS.

Vous frémissez ? il y a bien de quoi .'que feriez-vous si vous aviez vu... Al»'. . . figu- I rez-vous qu'il parle. . .

MARGOTON

Qui?

JOBARDINÈS'

Et puis il donne des claques.

Qui çà ?

JORARDINÈS.

Ensuite il vous allonge des coups de pied.

MARGOTON

Mais qui donc?

JOBARDINÈS.

L'arbre du Diable... Aussi c'est la faute de maitre Sténo qui a voulu couper ce chêne maudit.

Arn (Je MarinnnB.

Brave, audacieux, intrépide, S'avançanl la hache à la main.

Maître Sténo d'un coup rapide, Frappe cet arbre qui, soudain,

A celte attaque

l'ar une cla(|ue, Venge sur moi l'alTroiit i|iie l'on lui fait.

Monsii'ur s'élance.

Il recouHTii'iice; Kl je reçois un deuxième s .uflV-t ; Il par.nit. d'apré» i"s rac éc'* (^)iif je r <;u-i daa* toiif K-s S(mis Que ce vioux ché.ie, au lieu th- glauJs,

IJuiine dv-'S girofléei.

MARGOTON

Ah 1 ah.' le poltron aura rêvé .'

STÉNO

Du tout... Jobardinès a dit la vtîrité.

La pille du ciel.

TOIS

La rérité/

JOBARDIIMÈS.

La vërité sortant de son puits... en «ostume national. . . mais ce n'est pas tout... à peine maitre Sténo a-t-il donné son dernier coup de cognée qu'il s'élance pour en porter un nouveau... v'Ii, v'ian.... les élémens se déchainenent, l'arbre s'ouvre, et savez-vous ce qu'il en sort...

TOI s.

Quoi donc ?

JOBARDIIVÈS.

Suivez-moi bien... Nous nous retournons et nous apercevons...

Tous se retournent. Roraillon entre par la fenêtre. Us jettent ua en et s'enfuient ainsi que Jobardinés et MargotOB.

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