‹ Magasin théâtralChapitre 1683 sur 1711 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

Les Mêmes, ROCAÎLLON, FIDELINE.

Pendant le ballet l'orage a commencé à gronder, quand Roeaillon paraît au sommet des rochers, portant Fideline dans ses bras ; le tonnerre (fclale (t le brnit éveille tous les personnage» t'odormis.

CHOEUR

Air de Robert.

Quel vaorme !

Quelle «larme,

Songeons à nous cacher...

Le tonnerre

Dans la terre

Viendrait-il nous chercher.

ROCAIILON, déposant Fideline sur un banc. Loin du regard des hommes

Il faut à Tinstant

Marmotlin, roi des Gnomes

Cacher cette enfant.

TOUS

Cacher cette enfant.

ROCAiiLo?f, à Mannattin,

Tu dois me reconuaitre.

MARMOTTIN.

Ah ! compte sur nous

Rocaillon, notre maître,

Taupes, à genoux.

ENSEMBLE

ROCAILLON.

Que l'on veille,

Qu'on suryeille

Cet aimable tendron.

Pour renaître

Votre maître

A brisé sa prison.

CHOEUR

O merveille

Sans pareille

C'est lui, c'est Rocaillon.

Pour renaître

Notre maître

A brise sa prison.

MARMOTTI3X.

Enfin, maître, te voilà libre.

ROCAILLON.

Oui, libre, et tout disposé à faire bon usage de ma liberté.

MARMOTTIN.

La capture de cette jeune mortelle. . .

ROCAILLOx^.

A inauguré ma rentrée dans un monde dont les Dieux ont voulu m'exclure. Dixsept ans de captivité ! oh! j'ai soif de vengeance. . . Et c'est sur les humains que retomberont les effets de ma rage (^montrant Fideline). Et tu le vois^ j'ai commencé.

FIDELINE.

Est-ce un rêve, mon Dieu!... où suisje?

ROCAILLON.

Dans un asile où nul ne viendra te chercher.

FIDELINE.

Mon pèrel. ..,

ROCAILLON.

Ton père! Tu ne le reverras jamais,

Mon pauvre père!

ROCAILLON.

Ah! tu pleures... que ces larmes me font de bien, les larmes^ le désespoir, les angoisses, cela fait rire le génie du mal !

FIDELINE.

Je suis perdue (à genoux). Mon Dieu.

ROCAILLON.

Je te défends de prier. . . et toi, Marmot

LA FILLE DU CIEL

tin, que cette jenne fille soit conduite dans les entrailles de la terre, dès aujourd'hui elle est morte j)our le monde.

FIDELINE.

Mourir, si jeune !. . .

MARMOTTIN.

Maître, je suis à vos ordres. . .

ROCAILLON.

Partons.

FIDELINE.

Grâce, pitié !. . .

ROCAILLON.

Les Dieux ont-ils eu pitié de moi ? Partons.

Air du page du Régent.

MARMOTTIN, ROCAILLON, LES TAUPES.

Ah I servons sa vençreance, Il faut nous opposer A toute délivrance Qu'on tenterait d'oser.

FIDELINE.

O terrible vengeance Ils veulent s'opposer A toute délivrance Que l'on voudrait osar.

Tout le monde sort. Après la sortie générale, on entend la ritournelle de l'air suivant et l'on Toit paraître, sur le soranjct des rorhers, Margoton, qui a l'air de faire des signai à un personnage qu'on ne voit pas encore.

loi un

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