SCENE L
STÉNO, FIDELINE, MARGOTON,
PHOSPHORIEL, Paysans, Paysannes.
CHOEUR
Air ; Pantalon des Huguenots.
Chantons Rions, C'est jour de folies Dansons Valsons Fillettes jolies.
STÉno.
Neuf heures. . . Décidément cela passe la plaisanterie, et je commence à m'alarmer. . . Nous sommes attendus chez le tabellion et déjà le jour commence à baisser.
PHosPHORïEL, à part.
Chez le tabellion.
FIDELinE.
Mais pourquoi tenir si fort à ce mariage?
STÉIXO.
Pourquoi, dis-tu, belle demande! Le parti le plus riche à yingt lieues à la ronde.
LA FILLE
MARGOTOt.
Et îe garçon le plus bête de toute l'Italie.
Margoton
Dame, aussi c'est vrai ça, Monsieur. Voilà trois fois qneje m'habiile et quejo me déshabille, toujours avec ma Oeur d'orange, sans que ça lire à la moindre conséquence. . . Çà devient monotone. Certes, je ne liens pas à la fortune de M. Jobardinès; mais sa bêtise me l'avait fait remarquer. . . Ou ne trouve pas tous les jours un mari si Lè!o que ça ; c'est une trouvaille. . . et \'là pourquoi j'y tenais.
STÉNO
Toi , épouser un millionnaire ! Il faut te rendre justice, mon enfant, c'était bon quand Jobardinès était ton égal !
TIAR60T0:t.
Lui ! mon égal.
Air : Dans tous c'q'je j'fais, dans tout l'qtie j'dis. Je suis gentille, il est fort laid, Il est pataud, je «uis coquette ; .le suis bien fait >, il est mal iail; .J'aide l'esprit, il est fort béte.
S'il n'a pour lui que ses ducats, ïlsdoivcîit venir à son aide.
il peut bien m'donncr c'que j'ei pat Pour tous les Irésors que j'possèi!*;.
Je trouve que Margoton raisonne fort bien, et que ce mariage. . .
STÉîNO.
Si Margoton continue à parler do la'sorte^ je la chasse. . . Et loi , ma Fidelino, tu sais
bien que je ne veux que ton bonheur
Pourquoi toujours entraver mes projets?
FîDELiiïE, regardcuit Pho&phoriel.
Pauvre Tonio, comme il est triste.
UN paysa:v.
Ah! voilà M. Jobardinès.
STÉ.^O
Ce n'est pas malheureux.