SCENE IL Les MiÎMEa, JOBARDINÈS
JOBARDINÈS.
Ah! me voici en grande toilette. Dépêchons-nous d'aller chez le tabellion , car on ne sait pas ce qui peut arriver.
STÉNO
Que veux-tu dire!
JORARDINÈS.
Depuis le jour fatal où vous avez voulu abattre ce vilain arbre, tous les malheurs qui sont arrivés dans le pays devraient assez vous convaincre. des dangers que nous courons. . . Hier encore, est-ce que le clocher de l'église n'a pas écrasé tous les fidèles qui se trouvaient à l'office, et les rochers qui bordent !a côte, est-ce qu'ils ne se sont pas aljattus sur les habitations des pAcheurs?. . . Y n'y a pas à dire, toute la contrée est dans la désolation, , , , , Oa n'entend parler que de mal-
DU CIEL
heurs, de crimes, de désastres... et choisir un pareil moment pour se marier... franchement cela n'est pas raisonnable, et si vous m'en croyez...
STÉNO
Toi aussi... c'est-à-dire que c'est un complot, une consjjiration... Mais de par saint Ambroise, mon patron, je ne serai pas plus long-temps dupe... Le tabellion nous attend, qu'on me suive... ou le premier qui va rester en route me répondra de son refus.
JOBARDINÈS.
Mais, beau -père...
STÉNO
Pas un mot de plus.
Air du Portrait du Diable.
Que tout cela finisse Que l'on parle à l'instant.
Il faut qu'on m'obéi-se L'iabelliou nous attend.
Que tout cela finisse, etc.
PHospuoRiEL, à part.
Non, cet homme qu'on lui destins Jamais ne sera son mari :
bas à Fideline A\ant de siguer Fideline, Venez, je voua attends ici.
FIDELINE.
Ici, Tonio, qu'avez-vous à médire?
PHOSPHORIEL.
Je vous en prie , il y va de mon bonheur.
FIDELINE.
De votre bonheur... je viendrai.
STÉNO
Eh! bien... Fideline.
FIDELINE.
Je vous suis.
REPRISE DU CHOEUR
Il faut qu'on obéisse, etc.