‹ Magasin théâtralChapitre 1691 sur 1711 · SCENE IL Les MiÎMEa, JOBARDINÈS · texte numérisé non relu

SCENE IL Les MiÎMEa, JOBARDINÈS

JOBARDINÈS.

Ah! me voici en grande toilette. Dépêchons-nous d'aller chez le tabellion , car on ne sait pas ce qui peut arriver.

STÉNO

Que veux-tu dire!

JORARDINÈS.

Depuis le jour fatal où vous avez voulu abattre ce vilain arbre, tous les malheurs qui sont arrivés dans le pays devraient assez vous convaincre. des dangers que nous courons. . . Hier encore, est-ce que le clocher de l'église n'a pas écrasé tous les fidèles qui se trouvaient à l'office, et les rochers qui bordent !a côte, est-ce qu'ils ne se sont pas aljattus sur les habitations des pAcheurs?. . . Y n'y a pas à dire, toute la contrée est dans la désolation, , , , , Oa n'entend parler que de mal-

DU CIEL

heurs, de crimes, de désastres... et choisir un pareil moment pour se marier... franchement cela n'est pas raisonnable, et si vous m'en croyez...

STÉNO

Toi aussi... c'est-à-dire que c'est un complot, une consjjiration... Mais de par saint Ambroise, mon patron, je ne serai pas plus long-temps dupe... Le tabellion nous attend, qu'on me suive... ou le premier qui va rester en route me répondra de son refus.

JOBARDINÈS.

Mais, beau -père...

STÉNO

Pas un mot de plus.

Air du Portrait du Diable.

Que tout cela finisse Que l'on parle à l'instant.

Il faut qu'on m'obéi-se L'iabelliou nous attend.

Que tout cela finisse, etc.

PHospuoRiEL, à part.

Non, cet homme qu'on lui destins Jamais ne sera son mari :

bas à Fideline A\ant de siguer Fideline, Venez, je voua attends ici.

FIDELINE.

Ici, Tonio, qu'avez-vous à médire?

PHOSPHORIEL.

Je vous en prie , il y va de mon bonheur.

FIDELINE.

De votre bonheur... je viendrai.

STÉNO

Eh! bien... Fideline.

FIDELINE.

Je vous suis.

REPRISE DU CHOEUR

Il faut qu'on obéisse, etc.

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