‹ Magasin théâtralChapitre 17 sur 1711 · SCENE IX · texte numérisé non relu

SCENE IX

MARIE, seule, puis un instant après MATHIEU LOUCHARD.

MARIE

Ah ! mon Dieu ! qui m'aurait dit ce matin que l'on songeait à me marier, et que je me trouverais aujourd'hui même en présence de celui qu'on me destine !

Elle s'assied et demeure un instant immobile et rêveuse; dans ce moment, on voit Mathieu Irès-pâle et très-agité paraître sur un des e'cliafaudages.

MATHIED, rt part.

Personne ne m'a vu... non, personne. Pierre, {tnontrani Marie) elle a voulu que tu sois le roi de la fête, et ce n'est pas moi qui te disputerai cet honneur.

1 1 disparaît de nouveau.

MARIE

Un marin!... oui, cette ^irofession est noble et belle, et j ai appris ici à l'estimer, à l'admirer (iepuis mon enfance ; pour arriver à ce grade de lieutenant de vaisseau, que d'intrépidité, que de courage et de dévouement il faut déployer, que de dangers on doit courir!... et c'est un jeune homme! et déjà il a pu l'obtenir, ce grade! et c'est lui, c'est M. Pierre, mon généreui bienfaiteur, mon père, l'arbitre de ma vie, qui l'honore assez pour en faire son ami, et qui me la choisi pour époux! Oh ! je dois obéir, je dois être fière d'être sa femme.

Pendantces derniers mols^ on a vu paraître au fond un jfune officier de marine; il a descendu la scène, et se liimvelout auprès de Marie à l'instant oïl elle termine son monologue.

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