DL'V.VL
Si la somme qui vous est du3 est tout entière dans cette bourse! comptez, comptez, monsieur, tout y est bien !
(Marie s'apprcchc lui.) niDACT, à part.
Mais oîi donc, monsieur le nuaîéro \ a-t-il trouvé cet argent?.. Allons, il parait qu'il commande ici... la petite ne fait rien pour me relei:ir... paitous! (Il s'approche de la table.) .Alais prenons tonjouis cet argent, je me sens peu disposé à doter sa femme... oîi diable a-t-il pu U'ouver... (Regardant la lettre qui est resti: sur la table.) Que vois-je... « à M. le régent de la Banque! » Quelle est cette lettre...
(11 lit le dos tourné à Duval et Marie. )
DLVAl..
Eh bien , monsieur ?
niOAirr, souriant.
<jtrai-je kl... (liant.) Je coi!)i)te,M. Duval; puisque je ne suis (\ii un créancier, il faut que je m'assure au moitis (pi'on actpillte toute ma créance... vous devez savoir cela, vous qui êtes un IJdèle garçon de Banque.
(31 continue de lire. ) PLVAL, à .Marie, L'àmc d'un usurier et l'insolence d'un fat!
niDACT, à part.
Oh ! je vais prendre ma revanche !
( I! met la lettre dans sa poche sans qu'on s'en
aperçoive. )
UIJVAL.
Il n'y manque rien ?
niDALT , ironiquement.
Rien... et je me retire... (il s'avance lentement vers la porte. ) Mais je viens de contracter ici deux dettes dont je me souviendrai, l'une (regardant Marie) envers une personne folle et aveuglée qui a prêté la main à l'humiliation que l'on m'a fait subir; l'antre (regardant iHival) envers un héros de probité... que jo compte revoir bieulOt...
(U cnlr'ouvc la porte. )
UUVAL,
Comment? monsieur abaisserait son orguci jusqu'à consentir à se battre avec moi , à m'appeler sur le terrain...
MARIE
Duval, au nom du ciel...
r.IDAUT,^ Marie.
Rassurez- vous, mademoiselle, ce n'est pas là que lui et moi nous devons nous revoir?
DLVAL.
Mais où donc, alors?
niUAL'T, d'une voi\ éclatante.
A la Cour d'Assises... misérable...
(il s'élance dehors et tire sur lui la porte qu'il ferme à double tour. )