SCÈNE IX
MARIE, MARIGNON, DOMINIQUE, LOUISE , LE COMMISSAIRE DE POLICE , Recors et Soldats.
Mon père , que se passe-t-il donc?., on vient de faire une perquisition chez vous.
LOUISE
On pai'le de t'arrêter.
MARIGNON.
Moi?
LE COMMISSAIRE , aux soldats.
Faites garder cette porte , cet homme est un des auteurs du vol commis aujourd'hui à la Banque.
MARIGNON.
Que dites-vous, Monsieur?
LOUISE
! Mon mari?
DOMINIQUE
I Mon père ?
I MARIE
Lui ?
MARIGNON , tranquillement
Il y a ici une erreur. Messieurs, et je vous prie de m'entendre.
LE COMMISSAIRE
Un faux matériel a été commis, sur les registres de la Banque , par vous, Marignon.
Ah! ce soupçon infâme...
LE COMMISSAIRE
Tout ce qu'a dit M. Bidaut est vrai... ( Aux soldats.) Qu'on le fouille.
(Les soldats obéissent.)
MARIGNON.
Arrêtez !.. j'ai en effet sur moi l'argent qui a
été volé... le voici... (Il remet le billet au commissaire.) Mais cet argent, je l'avais arraché des mains de Duval, pour le restituer moi-même.
LE COMMISSAIRE
Oui , il ne manque que les sommes employées à payer vos dettes... Allons, emmenez le prisonnier !
LOUISE
Lui ! Marignon , coupable , déshonoré !
(Elle tomlîc accablée sur une chaise.) MARIE.
Oh ! mon Dieu! mon Dieu !
MARIGNON.
-lia pauvre Louise! (Avec force, en levant les veux au ciel.) Ah ! Dieu sait bien que je n'ai pas r^ volé la Banque.
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