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ACTE IV, SCÈNE V

et ma Louise, ma fommc, la compagiio de toute ^i^ consul (le Russie, et son ami, M. Arthui' de

ma vie, elle, qui avait eu le coura^'c de partager mes longs combats contre la misère et la douleur... la force lui a manqué pour supporter l'infamie, et je l'ai vue mourir... mourir de désespoir et de honte...

CHAMBORAN, cssuvant une larme.

Vieux père... chose, vous m'attendrissez!

MAUIGNON.

Et j'ai pu, durant huit années, supporter cette vie allreuse, résister à ces terribles souveuii's !

CHA^inORAN.

Huit années, en voilà assez... Tl faut vous en rdler, père Marignon; ailez-vous-eu ! allez-vousen!..

MARIGNON.

Partir!., mais je suis pour douze années encore enchaîné dans ce bagne... et ce n'est que dans douze ans...

CHAAinORAN.

Allons donc! j'ai encore mes dix ans à faire, c'est vrai... mais j'ai pas le temps de payer, je fais faillite aujourd'hui... Faut m'imiter... eniiii, voulez-vous êtes liiue?

MAniGNON.

Si je le veux!., revoir mon fils, embrasser ma pauvre Marie... Mais comment parvenir?

CHAMRORAN.

Je m'en charge... Je n'ai besoin de sortir que dans un mois... et d'ici là...enti!i , siillil!.. Mes petits moyens d'évasion, tout ce que j'avais préparé à mon usage... eh bien ! eh bien... je vous l'otlre... ça vous va-t-il?

MARIGNON.

A moi... la liberté, l'air, la vie!..

CHAMRORAN.

Et trois fiancs dix sous que j'ai là , dans le tiroir de mon secrétaire... voilà.

^Lcs gardes chiounncs reilcscendcnt ; lo F,ert;eiit , l'Adjiiilaiit el lagciollcs entrent en scène.)

scènî: IV.

Les Mêmes, FAGEROLLES, L'ADJLDANT, LE SERGENT, Gauues cihourmes.

FAornor.T.Es, à part.

Ils ont causé bien long-tenqis... il se prépare quelque chose...

MARIGNON.

Silence ! on vient.

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