‹ Magasin théâtralChapitre 216 sur 1711 · IV A X · texte numérisé non relu

IV A X

Monsieur a sonné.

DUVAL

Écoute-moi bien, Ivan... regarde ces lettres que je place là, dans ce bureau : l'une est pour le régent de la Banque; l'autre pour mon notaire; la dernière, enfin, pour monseigneur le Consul... Eh bien! lorsqu'un jour... bientôt sans doute... l'horrible mal qui me consume aura fini de me tuer...

IVAN

Comment !

DUVAL

Alors, tu prendras ces lettres et tu feras porter chacune à son adresse.

IVAN

Mais, Monsieur...

DUVAL

Ah !.. Il se présentera un jeune soldat du nom de Moulinet... lu rintrodulras.

IVAN

Il s'est déjà présenté ; mais, n'osant déranger Monsieur, je lui ai dit d'attendre ; il est là, dans l'antichambre.

DUVAL

Qu'il entre; je veux le voir... à l'instant, à l'instant même. (Ivan sort.) Il me paiiera do Marignon, de son fds... de... oh! de Mario, surtout de Marie, dont le cri déchirant retentit encore à mou oreille! elle seule m'a reconnu... Mais ce cri, est-ce l'épouvante, l'horreur qui le lui ont arraché?., ou bien, mon Dieu, avez-vous gardé un peu de bonheur au pauvre proscrit? est-ce la pitié qui a touché l'àme de Marie, est-ce une plainte qui s'exhalait de son cœur?

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