SCÈNE VIL
Les Mêmes , MOULINET.
MOULINET, entrant précipitamment.
Ouf! me voilà... Tiens, les Marignon.
marie.
Vous ici?
MOULINET
Moi z-ici, oui.
DOMINIQUE
Que viens-tu y faire ?
MARIGNON.
Qui t'amène ?
MOULINET, montrant une lettre.
Voilà!
TOUS
Une lettre !
MOULINET
Et ce qu'il y a de plus drôle , c'est que je l'ai reçue au moment où je sortais d'ici.
DOMINIQUE
Le colonel russe, car c'est un colonel au moins, m'avait déjà fait appeler.
MARIGNON.
Toi?
DOMINIQUE
Que pouvait-il y avoii* de commun entre vous?
MOULINET
Voilà : Le Général , car c'est un général , désii-ait des renseignemens sm- vous , les Marignon ; je lui ai fait mon rapport dans les règles, si bien qu'en m'écoutant ce brave maréchal pleurait comme un enfant.
MARIE , à part.
Pauvre Duval!
MOULINET
Après quoi , il m'a renvoyé en me donnant un tas de louis d'or cosaques, pom* M""" veuve Moulinet, et je venais de quitter le prince russe, quand je uouve ceci cacheté de grandes armes, <
SCÈINE VI IL 3$
» je me transfère à l'hôtel , et je trouve à la porte je ne sais combien de garçons de recette.
TOUS.'
Des garçons de recette?
En uniforme, même que j'en ai reconnu plusieurs ; ils ont reçu des lettres comme moi... Eh ! tenez, les voilà qui montent.
MARIGNON.
Oh ! partons, mes enfans, partons!
IVAN, entrant.
M. de Barloir vous prie de demeurer.
DOMINIQUE
Que signifie ?