SCENE IX
JEANNE, seule.
Elle se relève à demi ; elle est Llcsse'e à l'épaule.
Femme, femme... ne m'abandonne pas... Je ne la vois plus ; elle a eu peur et m'a laissée seule... Eh bien! seule, je parcourrai ce village, j'ouvrirai chacune de ces portes, je visiterai chacune de ces chaumières... allons. {Elle essaie de se relever, puis retombe. ) D'où vient que la force me manque? d'où vient cette douleur? {Elle porte la main a son épaule. ) Ah I du sang! du sang! je me souviens, une balle m'a frappée là .. . Mais c'est affreux ! Mon enfant à quelques pas de moi, se lucuit de froid et de faim, et je ne puis rien... rien pour le sauver... Oh! il le faut cependant. {Elle s'arrête.) Ab I la douleur est plus forte que ma volonté. Le sang coule toujours, un froid mortel me glate. Mon Dieu, je suis mûre... mon Dieu, laissez-moi vivre encore une heure ! Mon enfant! mon enfant!
Elle tombe évanouie.
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